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Cher Thomas,
Ainsi tu veux faire ton malin pour que le blog du Moustique fasse pèter les scores d’audience durant le Pukkelpop ? Et bien sûr, tu n’as évidemment rien trouvé de mieux que de mettre une nouvelle fois ta face devant la caméra en espérant te faire remarquer par CNN et faire enfin décoler ta carrière de journaliste sur le retour. Mais mon gars, va falloir qu’on t’explique un jour que le Vrai Journalisme TM ne se bricole pas sur un coin de table, avec un gsm de 1,5 pixel et un son tout pourri (sans compter une chemise aux cols verts plus que douteux et un pull que même un Ihecsien diplômé n’oserait pas porter).
Enfin, et c’est sans doute le plus grave à mes yeux, tu utilises sans vergogne la vieille et étriquée ficelle du pot-de-fleur féminin en arrière plan pour détourner l’attention du spectateur masculin aux abois ! Je m’en vais donc de ce pas alerter les femmes socialistes prévoyantes et la SPA afin de faire cesser cette honteuse pratique digne du supplice de la Roue de la Fortune.
A moins que …
Que diable ! ressaisis-toi et retourne aux racines de ton art ! Engage-toi ! Prend position ! Fuck The World et No Future ! Je compte donc sur toi pour te montrer à la hauteur et nous faire vivre le Punk el Pop muni de la coupe de cheveux adéquate ! (tu voulais du défi, en v’là :-)
UPDATE: Je reçois à l’instant un mail m’avertissant que le pub Adhese du jour pour ma colone de droite concerne ton moustiblog. Si ce post ne me fait pas gagner de l’or en barre, j’arrête de blogger
Cela fait 6 ans que j’assiste au Festival Esperanzah!, le seul et unique festival auquel j’ai d’ailleurs jamais assisté. Trop jeune selon ma chère mère pour “faire Werchter” à l’époque où mes potes se dévergondaient déjà dans les camping depuis des plombes, j’ai découvert Esperanzah! quasi en même temps que Tryo, lors de leur venue à l’abbaye de Floreffe. Depuis lors, je ne me suis pas privé pour profiter pleinement de l’ambiance particulière de ce festival “alter”, ni pour le blogger et le podcaster (cfr. les billets écrits à l’époque).

Si cette année j’ai râlé de ne pas pouvoir vivre comme d’habitude les 3 jours du festival en compagnie de mon Mijin (dit aussi “Ma couille”, ce qui fait se poiler nos gonzesses respectives, mais rin n’afout’), le concert exceptionnel de Manu Chao ce lundi soir vécu tous ensemble nous a filé une de ces patates que nous ne sommes pas près d’oublier.
Malgré d’évidentes lacunes en terme d’organisation (1 bar de 10 mètres de long pour 8.000 assoiffés, c’est définitivement trop peu. Cfr cette vidéo gsmisée), la soirée fut franchement toute bonne.
Une énergie de dingue nous a en effet été transmise par le Radio Bemba Sound System durant les 2 bonnes heures qu’ont duré le concert. Reprenant aussi certains titres de la Mano Negra, Manu Chao nous a livré un set fantastique où j’ai pris un pied carabiné à me trémousser sur des adaptations chacune plus formidables les unes que les autres de titres qui ont fait sa gloire (Clandestino, Me Gustas Tu, etc.) et d’autres chansons plus récentes (dont je crois deux qui figureront sur son nouvel album à paraître en septembre).
Allez d’ailleurs lire l’entretien qu’il a accordé au Courrier International à ce sujet.
Bref, moi qui ne capte pas un traître mot d’espagnol (mais qui admire l’engagement politique/philosophique du bonhome), je peux vous dire que de reconnaître ces musiques (dont transpirait allègrement la Mano tant écoutée étant petio) m’a fait un de ces plaisirs … Ca allait du reggae le plus sautillant au rock le plus électrique, en passant tantôt par la salsa, voire même par le tango ou la valse. J’en ai encore mal aux pattes ! Le fait d’avoir en plus pu partager ces moments avec ma petite femme m’a comblé d’aise.
Cerise sur le gâteau, et non des moindres. Au milieu du concert, je me retourne et aperçois dressé sur ses deux guiboles un cousin qui il y a deux ans fut victime d’un dramatique accident. Pronostiqué par certains médecins comme paraplégique, François s’est battu jour après jour pour relever la tête et reprendre goût à cette putain de vie qui semblait désormais ne lui promettre qu’une fade décoction des trips qu’il avait pu vivre jusque là. De pouvoir le serrer dans mes bras et échanger à quelques reprises pendant le concert des pouces levés complices ont achevé de faire de ces moments des instants qui sortaient décidement de l’ordinaire.
Allez, pour terminer sur un truc moins private, connaissiez-vous le principe du marché blanc ? Et ben, c’est l’inverse du marché noir. Si tout ceux qui cherchent une place en dernière minute refusent de payer au-delà de 5 euros au-dessus du prix de vente normal, les gugus qui essayent d’extorquer des sommes folles (j’ai entendu 150 euros/place pour M. Chao) se retrouveront le bec dans l’eau. L’explication, pas forcément très audible, dans la file devant l’entrée de l’abbaye, était fournie par M. Le Clown (ici en vidéo). Ca tombe bien, je n’avais aucune intention de flouer Nicolas.
J’ai mis d’autres photos en ligne ici (et celles de l’an passé sont là)
J’ai trois places qui se sont libérées pour le concert sold out de Manu Chao, lundi dans le cadre du Festival Esperanzah!. Je n’en demande pas 1ct de plus que ce que je les ai payées, soit 20,5 euros/pièce. Avis aux amateurs. Fini, y’a plus. RDV sur place :-)

Y’a pas à dire, couper les fils et déscotcher sa face du laptop, ça y’en a être bon pour la santé. OK, d’accord, je n’ai pas pu m’empêcher de twitter mes déboires sncbéens (ils ne perdent rien pour attendre), mais quatre jours à flâner en couple de canal en canal, à siroter des pintjes en terrasse et à se gaver de harengs frais, ça vous fait un chouette reset system. Ceci dit, la Google Maps des lieux visités et de nos bonnes adresses ne va pas tarder (on ne se refait pas tout à fait, hein ?)
Bref, avant de repartir fin du mois, avec nos louloutes cette fois, pour crapahuter quelques jours dans les Vosges, j’ai encore deux ou trois trucs à peaufiner pour la rentrée, et non des moindres.
Avant toutes choses, je voudrais remercier Rudy Léonet (le boss de PureFm) pour sa confiance. PureBlog a été une formidable expérience, j’ai pris mon pied à parler du web de cette manière, à donner la parole à tous ceux qui sont intervenus au cours de ces 6 derniers mois pour mettre en valeur leurs expériences, pour partager leurs connaissances. J’ai rencontré plein de gens et donné des fenêtres de tir à des personnes qui n’auraient sans doute jamais pu s’exprimer de cette façon. Nous avons pris la température de notre temps sur la toile et tenté de cerner ce qui nous apparaissait important à nos yeux, avec les quelques maigres moyens dont nous disposions. Je dis nous parce que Geoffrey était avec moi dans ce bateau.
Mais donc voilà, oui, PureBlog s’est achevé le 24 juin et ne reprendra pas en septembre. J’avais envie de faire évoluer l’émission, de la faire coller aux feedbacks que vous aviez été nombreux à me renvoyer, de la sortir du format “50 minutes de musique pour 5 minutes de blabla”, de la concentrer en un seul bloc hebdomadaire et d’y ajouter une grosse louche de multimédia “live on ze web”. Je l’ai dit depuis le début, pousser des disques et animer une radio est un métier, si je ne pouvais pas aller plus loin et continuer à expérimenter, je n’allais pas m’accrocher et faire de l’antenne pour faire de l’antenne. Reconduire la formule de 2X3 heures le samedi et le dimanche aurait été totalement irréaliste, absurde et manquait singulièrement d’intérêt.
So … that’s it. Puisque ces conditions n’étaient pas réunies (et que mes journées ne font toujours que 24h) il était préférable de tirer tout simplement un trait. D’autant plus que (et je rejoins entièrement Rudy sur ce point), il est temps désormais pour la RTBF d’arrêter de parler des blogs, du web 2, des réseaux sociaux, du P2P, et de rentrer dans le vif du sujet en mettant en place ces outils et en initiant très concrètement des démarches porteuses. Et il y a là pas mal de boulot ….(je vous en reparle d’ailleurs bientôt)
Pas de regret, non, juste des tout bons souvenirs (la 100ème notamment, John-Paul Lepers, les chroniques de Lio depuis le Mexique, celles de Denis depuis son boulot, les coups de gueule contre les DRM, les quotas de bande passante, les politiques, les business model, l’actu des startups américaines, françaises, etc …). “Causer dans l’poste” est grisant, surtout quand on est libre de dire ce qu’on veut, et de l’assumer pleinement. Je ne vais pas nier que PureBlog fut aussi une chouette vitrine pour moi, mais pas que. J’ai aussi essayé d’en user à bon escient pour donner de la visibilité à des beaux projets, à des trucs qui ont du sens portés par des gens biens. Et j’ai la faiblesse de croire que pas mal d’entre vous ont trouvé ça intéressant. Finalement, c’est tout ce qui compte :P (bien au-delà des chiffres qui, au niveau des podcasts, étaient bons, et de ceux de la vague CIM qui arriveront dans quelques semaines)
Tiens, je me disais que ça pouvait être tof de faire une compilation des chroniques diffusées dans l’émission depuis son début (en mai 2006). Si vous avez encore des podcasts qui trainent sur votre disque dur, faites-moi signe.
Via RadioLibre






















