medias participatifs

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Suite des vidéos prises ce mardi lors de la journée d’étude de l’ORM sur le traitement médiatique de la crise politique.

Pascal Belpaire est rédac chef aux Editions de l’Avenir. Dans le podcast qui suit, il nous parle de la remontée d’infos depuis le site actu24 vers le support papier (”‘établir des passerelles”), du web vers la page “forum” du journal et des réactions plus “construites” des internautes. Il exprime également la difficulté pour sa rédaction de gérer les commentaires anonymes “Quel est le sens de reprendre les propos de Fricadelle, Tinneke ou Belgium1Point ?

Il revient également sur une opération “buzzifiante” en réponse à une Une du Nieuwsblad et sur la facilité à générer des réactions sur le web. La corrolaire de ce buzz facile est une pauvreté globale de la teneur des commentaires. Ceci expliquant sans doute cela …

Pour télécharger/republier cette vidéo, cliquez ici

(…) Un nouvel acteur arrive dans ce secteur déjà bien établi, mais cette fois, c’est bien de Belgique qu’il nous vient. Radionomy est une jeune start-up belge qui propose de faciliter la création de web radios. Leur but : “rendre ce procédé accessible à tout le monde”. Pour ce faire l’équipe a développé un outil simple à utiliser et qui permet d’aller piocher dans leur bibliothèque qui compte près de 100.000 morceaux, jingles et contenus audio.(…)

(…)Pour faire simple, Radionomy, c’est un genre de grosse radio qui gère toutes une série de petites stations très ciblées générées par les utilisateurs eux même. L’idée n’est pas neuve sauf qu’ici, il y a possibilité d’être rénuméré pour sa radio (une vraie bonne idée). Un peu à la manière des adwords (mais en version audio cette fois), les web radios seront récompensées (en fonction de leur audience) par un partage des revenus publicitaires générés. Un concept intéressant qui ouvre de nouvelles perspective en matière publicitaires. En effet, on peut imaginer que les web radios proposeraient un contenu spécifique et donc beaucoup plus facile à cibler pour les publicitaires avertis.(…)

(…)Une belle initiative née d’une rencontre entre les fondateurs de Just for you (Gilles Bindels, Cédric Van Kan et Yves Baudechon) et Alexandre Saboudjian, (actuellement à la tête de MusicMatic) qui n’en sont donc pas à leur coup d’essai en terme de création de société.(…)

Radionomy, à chacun sa web radio

 

Depuis deux jours, la moitié des gens qui viennent ici y arrivent depuis le blog”Citizen Journalists of India“. Le journaliste Dinesh Singh Rawat y a pondu un long long article, en anglais, mais bourré de liens vers plein d’expériences à travers le monde d’un “autre” journalisme, dont un vers mon billet “Ne l’appellez plus jamais Audience“, écrit en juillet 2006. Il se basait lui-même sur le texte “The people formerly known as the audience“, du professeur Jay Rosen (NewAssignment, Beatblogging, etc.), ou pourquoi les médias “traditionnels” devraient oser s’aventurer sur le terrain de jeu des internautes.

The “former audience” is Dan Gillmor’s term for us. (He’s one of our discoverers and champions.) It refers to the owners and operators of tools that were one exclusively used by media people to capture and hold their attention.
Jeff Jarvis, a former media executive, has written a law about us. “Give the people control of media, they will use it. The corollary: Don’t give the people control of media, and you will lose. Whenever citizens can exercise control, they will.”

Sur le web, faire des erreurs leur sera enfin permis. A condition de savoir écouter ce que vos “clients” vous disent et d’être capable de se mettre à leur hauteur. (les plus hauts n’étant pas forcément ceux qu’on croit).

Tous les medias “installés” qui ont tenté de s’aventurer sur le web ont connu des échecs, mais tous ont aussi appris énormément et ont finalement réussi à trouver une/des niches dont ils peuvent tirer une certaine satisfaction en terme d’audience. C’est timide, mais ça commence à venir. Le gros avantage qu’ils ont jusqu’ici sur les medias “natifs” du web, c’est qu’ils disposent d’un background technique important ET de ressources humaines conséquentes (sur le web, c’est soit l’un, soit l’autre)

Mais c’est en train de changer

Même si le référant pour l’instant reste “le nombre de visites/pages vues” (sur le modèle audimètrique des “vieux medias”), la qualité des échanges horizontaux (n’y voyez aucune allusion sexuwelle) deviendra très vite le critère de rentabilité d’une émission. Parce qu’en créant des discussions, en y participant et en alimentant ses réflexions au regard de ce que “leurs” audiences leur feront remonter comme “infos”, vos journalistes feront du meilleur boulot, s’adresseront globalement à plus de monde, et vous, vous gagnerez plus d’argent.

Le web est un océan d’échanges horizontaux (ok, c’est une vraie partouze, il y a de tout, du meilleur comme du pire) mais tous les jours des millions d’humains s’échangent gratuitement des “infos”, de tous ordres, des plus personnelles au plus communes, sur la pluie et le beau temps, mais aussi sur l’Irak et la plongée au tuba synchronisée (?!) Bref, des “infos” qui n’ont pas de prix. Alors pourquoi les vôtres devraient-elle en avoir un si elles ne nous “parlent” pas ? Si vous ne vous intéressez pas à nous, comment voulez-vous qu’on s’intéresse à vous ? Nous, on fait notre shopping à la carte (et sans salade mais avec cornichon, c’est moi le client !). Votre menu du jour lui est techniquement nickel, mais il est généraliste et grand public, il ne nous correspond pas.

De plus en plus de professionnels de l’info spécialisés dans un domaine en particulier ont compris qu’ils pouvaient grâce au web parler des sujets qui les passionnent en enrichissant leurs contenus “pros” grâce aux différents formats diffusables sur la toile. Tantôt du texte, tantôt de la vidéo, une petite animation, une Google Maps, un son … Vous, médias traditionnels, n’êtes généralement toujours présents que sur un seul support, linéaire et impersonnel. Nous, nous voulons regarder la télé et écouter la radio et lire un article et jouer et communiquer, sur plusieurs supports en même temps. Techniquement, nous sommes très forts à ce jeu-là, et jamais nous ne vous rendront la possibilité de choisir à notre place ce que nous consommons comme infos, où, quand et comment.

Alors n’attendez pas que tous ces passionnés de l’info aient déserté vos couloirs, car ils iront former sur le web des jeunes loups transmediagéniques qui n’hésiteront pas à vous tailler des croupières dans des pans entiers de “votre” audience. Et vous devrez payer cher pour qu’elles reviennent un jour dans votre giron ….

Je n’ai pas assisté à la marche de ce dimanche. Je fêtais les 86 ans de ma Grand-Belle-Mère. Entre l’entrée et le plat principal (2h, environ, sans rire), j’ai eu droit à l’un de ses couplets favoris (elle en a plusieurs, ça fait dix ans que je la connais et je peux vous dire que leur nombre est particulièrement impressionnant). Ce dimanche, c’était celui “les SS qui gardaient le Broeck avec des barbelés en 40″. (le “Broeck” étant l’espace qui englobe l’école, la maison communale et le centre sportif, à Hélécine)

Et puis ce soir, je reçois un twit de Kooolman vers cette vidéo de Thierry Van Cauberg (alias François Pirette), réalisée en 2005. On n’aime ou pas le bonhomme, mais là, je dois reconnaître que ce sqwetch reflète pile-poil mon interrogation post-électorale initiale. Laquelle demeure toujours à l’heure actuelle.

C’est-à-dire: “Comment imaginer former un gouvernement fédéral avec un parti dont le programme-même est de tout faire pour empêcher qu’il s’en forme encore un ?

On nous annonce aux JT “des ouvertures” et des “signes de bonne volonté”. Cool. Vous, quelles “ouvertures” ou “quels signes de bonne volonté” voyez-vous qui de chaque côté de la frontière linguistique vous sembleraient suffisament forts ?

Perso, je pense que si l’on commençait par obliger la NV-A et le FDF à faire “un pas de côté” en acceptant, par exemple, de ne pas avoir de ministre dans le futur gouvernement, cela calmerait un peu les discours haineux. Ils pourraient avoir des ministres dès lors que, comme tous les partis du futur gouvernement, ils auront signé La Charte d’Union, qui stipule comme chacun sait que :

1) “Ne pourra former de gouvernement à l’échellon fédéral qu’un parti ayant inclus dans son programme l’unicité du territoire de la Belgique tel que en l’état à la date du 19 novembre 2007.

et

2) “Tout qui portera atteinte à la liberté des individus de s’exprimer librement dans une des quatre langues officielles du pays (le Français, le Néerlandais, l’Allemand ET aussi désormais l’Anglais) se verra déchu de sa nationalité belge. Par ailleurs, toutes les administrations fédérales ET locales produiront désormais tous leurs documents dans les 4 langues.”

On passerait même à 150 que ça ne changerait rien. On s’en fout, tout sera sur le web ! Avec de bons serveurs, de bons softs de traduction et un système d’authentification fiable, on n’enverra même plus ces satanées “convocations” pour aller voter. Les citoyens viendront les chercher eux-mêmes, dans la langue de leur choix. Toutes les administrations belges auront désormais l’obligation de répondre dans la langue choisie par eux parmi les 4 langues officielles.

Et le jour où plus aucun parti n’acceptera de signer cette charte (or whatever the name), là, on pourra dire que la Belgique est vraiment morte. Pas avant. Et rien n’empêchera un parti de ne pas la signer et de gouverner à l’échellon régional s’il le souhaite. Mais pour accéder au Fédéral, il faudra aimer ce pays en entier et pas juste une part de sa population.

Si vous avez d’autres idées, ne vous privez pas, y’a pas de raison qu’on se gêne d’y aller d’un petit brainstorming de démocratie ludique sur le minimum minimurum que doit à l’avenir représenter l’Etat Belge … si on en veut encore.

N’hésitez pas à nous rejoindre sur le stand de Twist ce jeudi ou ce vendredi pour venir discuter de tout ce qui vous intéresse autour des nouvelles technologies de l’information. Envie de partager quelques réflexions autour du logiciel libre et des standards ? à propos des DRM ou des derniers services geek (Twitter, Seesmic, Facebook, etc …) ? Envie de parler de publicité ou de business model pour ces nouveaux contenus produits numériques, du web 2.0 et des réseaux sociaux ? Interpeller des professionnels du secteur de l’audiovisuel et leur soumettre des idées, ou tout simplement discuter entre vous et en garder une trace hautement blogguable ? Le champ est large et les micros nombreux :-)

Nous avons une vingtaine d’invitation à vous offrir. Elles vous permettront de rentrer gratuitement dans le salon ACF et venir nous rejoindre au Palais 11 du Heysel. Si vous êtes intéressés, laissez-nous votre email en commentaire (et un numéro de téléphone au cas où), votre invitation vous attendra à l’entrée.

Complètement gejetlargeerd mais en un seul morceau. Accueilli par la flotte, comme de juste, et deux petites filles convaincues que je reviens du Carnaval (sic). Escale interminable hier à JFK et la furieuse impression d’être pris pour Hannibal Lechter quand j’ai demandé où se trouvait la smoking room (qui n’existe par ailleurs pas).

Une avarie et un aller retour taxiway-gate35 plus tard, nous avons fini par rattrapper le soleil (enfin, tant que nous restions au-dessus des 7.000 pieds, parce qu’en-dessous c’était du made in Belgium pur jus). Vivement que je sois au peu plus riche, question de pouvoir acheter  les 45 cm d’espace vital nécessaire pour caser mes guiboles.

Bref, j’ai donc eu 7 bonnes heures pour terminer de convertir le restant de mes vidéos et faire le point sur la manière dont laquelle j’ai “travaillé” les 5 derniers jours.

- Tweeter en live via gsm est franchement jouable, à condition que votre gsm tienne le coup. (Le mien me demande compulsivement d’insérer ma carte sim depuis mercredi soir. J’ai bien peur qu’elle soit HS.) En 5 jours, j’aurais pu en envoyer une bonne vingtaine si j’avais voulu être suivi à la trace (à 0,65 cent/tweet, le coût n’est pas exhorbitant comparé à leur valeur ajoutée)

- Tout filmer est impossible, cela demande des réflexes que je n’ai pas et surtout cela empêche de prendre des notes. Une bonne farde de presse peut compenser mais cela multplie les tâches et le temps de travail par autant. Dérusher, convertir, monter et publier n’est possible que sur des petites séquences (cfr. celle de l’Insi), un compte sur Seesmic me serait donc de la plus grande utilité … (oui, c’est un footcall en bonne et due forme). Pour les séquences plus longues, je suis obligé de les mettre au frigo et de laisser passer l’orage… tout dépend en fait si le programme est chargé ou non, et de mon endurance. J’ai dormi 6 heures/nuit et n’ai pas fait le tiers de ce que j’avais prévu. Mon laptop ne s’est décroché de mon dos que l’espace d’une soirée, vendredi (et un concert de folie de Sttellla … plaisir de chanter Torremolinos au milieu d’une bande de student en vadrouille, à 1m50 d’un Jean-Luc déchaîné).

- J’ai claqué en tout 270 euros de taxi. C’était le prix à payer pour enchaîner les rdv et perdre le moins de temps possible entre eux. Ca m’a permis aussi de sortir du programme établi, et de le réintégrer à ma convenance. Mais du coup, le bilan financier de ce trip overthere est largement dans le rouge.

Et je n’ai pas l’impression que je pourrai vendre que ce soit comme production après coup. Gros flop à ce niveau-là donc (sans compter que ça fait 5 jours pendant lesquels je n’ai pas gagné un balle avec une autre activité). A refaire, j’aurais dû essayer de “prévendre” ma couverture, ou en tout cas un ou deux billets, question de rentrer au moins dans mes frais. J’aurais pu aussi essayer de vendre un truc à Belga avec la remise de la croix de Léopold à un universitaire belge jeudi soir … j’étais trop occupé à networker pour m’en rendre compte. Et puis je ne suis pas certain que mon ancienne boîte aurait vu d’un bon oeil un come-back en one-shot, faut que je leur pose la question pour l’avenir (faut voir aussi ce qui serait le plus rentable comparé à un article en exclu pour un media dédié … je ne connais pas les tarifs en vigueur). J’ai aussi envoyé à la RTBF l’interview que j’ai réalisée avec la ministre des Relations Internationales. La qualité du fichier était plus qu’honnête, quant au contenu, …. will see ce qu’ils en feront, ou pas, et quel prix ils pourraient m’en donner (mais je ne me fais pas d’illusion)

- Au final, j’ai de la matière pour tenir un siège mais aller au-delà du billet d’humeur dans une couverture live est quasi impossible. Une piste à explorer serait d’avoir “un homme au pays” à qui envoyer la production brute et qui se chargerait de la publication. Les commentaires, eux, jouent à plein pot leur rôle. Se sentir soutenu est un vrai plus, qui booste le moral et donne envie de continuer à produire plus et mieux … c’était mon cordon ombilical.

- L’expérience était intéressante à plus d’un point. Humainement: avec les membres de la délégation et tout les gens rencontrés sur place. Techniquement: avec la gestion de la publication des texte/vidéos/photos, maîtriser sa chaine de production de A à Z procure un sentiment d’indépendance grisant mais aussi frustrant car le temps manque bigremment pour tout faire. Journalistiquement: avec la compréhension des réalités là-bas et leurs mises contexte. J’ai appris une foule de choses sur les rouages de la coopération instutionnelle dont je pourrai me reservir à l’avenir et mon carnet d’adresses s’est enrichi d’une bonne trentaine d’entrées, dont certaines pour le moins “valuable”.

- Au rayon “peut mieux faire”. Ce voyage, tout “offert” qu’il m’a été, m’aura finalement coûté un petit paquet de fric. Entre les bouffes hors protocole, les coups de fils, les taxi, les chopes au bar et le wi-fi payant à l’hôtel …. J’ai dépensé environ 500 euros. Dont 5X15 euros d’abonnement pour un wi-fi famélique à l’hôtel parce que la carte 3G de Proximus pour mon laptop n’a jamais fonctionné (j’y reviendrai parce que en dehors de ça, quand je suis en Belgique, ce service est vraiment nickel chrome et pile poil dans mes besoins pour un prix qui se défend). Heureusement, j’ai pu à plusieurs reprises me connecter sur des hotspots gratuits, à condition de s’enregistrer (sur le même principe que Wallfi), ou tout simplement non-protégés.

Il faut donc absolument que je réussisse dans ces cas-là à prévendre quelque chose soit en tranche, soit, à l’idéal, dans un package all-inclusive. (A un/des médias ? A vous, ô fidèles abonnés de mon blog ? … un mix des deux ? …) avant de partir pour que le déplacement se justifie économiquement. Je n’ai pas du tout su tirer parti financièrement du fait d’avoir été le seul journaliste du voyage … par contre, humainement et culturellement, il est évident que je suis bien plus riche qu’en partant mardi dernier. J’espère que vous de votre coté vous avez pris plaisir à suivre mes pérégrinations overthere.

Pour retrouver tout ce que j’ai produit jusqu’ici, suivez le tag. (ou ce flux RSS)

A venir:

- L’inteview audio de la ministre des Relations Internationales Monique Gagnon-Tremblay

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- Le podcast vidéo avec la directrice du Bureau International de la Jeunesse qui fait le bilan de l’année écoulée et des perspectives pour celle à venir dans le cadre de l’office Québec Wallonie Bruxelles.
- Le podcast vidéo avec Philippe Schnobb, de Radio-Canada, qui m’a montré comment il arrivait à faire grimper du contenu web à l’antenne.
- Un petit podcast “medley” avec de chouettes moments saisis à la volée.
- Une bordée de liens à propos de toutes les activités organisées autour du 400ème anniversaire de Québec l’an prochain, question de vous donner envie de tirer une pointe jusque là, et quelques autres en rapport avec les différentes organisations de jeunesse dont j’ai pu rencontrer les responsables.

J’espère que j’aurai le temps de mettre tout cela en ligne avant mercredi, date à laquelle je serai au salon ACF au Heysel, jusqu’au samedi 17, pour produire et réaliser des interviews netcastées pour le compte de la RTBF (plus d’infos bientôt). J’ai en effet pris pas mal de retard avec mes chroniques pour Victoire et pour celles de Matin Première et d’Au Quotidien …

Pour l’heure, je lâche l’engin et prend la soirée pour retrouver les miens.

Arrivé ce mercredi matin à Québec après 3 heures de route en car, un peu dans le genre Greyhound aux USA (oups, faut faire gaffe à ce qu’on dit ici …  va-t’en pas demander si y a pas du wi-fi quelque part, on te répondras que “non, il n’y a pas de réseau sans fil” et que par contre, tu ferais bien d’aller remettre des sous dans ton parcomètre sinon ton char risque bien de se faire emmener par la p’lice) :-)

Je les charie mais les Québecois sont vraiment des gens adorables. En arrivant à la délégation Wallonie-Bruxelles (notre ambassade en quelque sorte), plusieurs étudiants qui ont bénéficié de bourses étaient présents (ils ont été plus de 18.000 au cours des dernières 25 années) et nous ont raconté leurs expériences ici et là-bas (chez nous quoi). Un petit gars de Jodoigne (à 10 bornes à tout casser de mon bled) est ici depuis deux ans pour faire une maitrise et se pose franchement la question de savoir si il reviendra un jour au Plateland. Et je le comprends.

Québec est vraiment une très jolie ville, c’est d’ailleurs une des seules (si pas la seule) à être fortifiée, ça lui donne un cachet fou. Des petites bicoques tout en couleurs, du bois, des colines où trônent des petits châteaux et en contre-bas le Saint-Laurent qui file vers l’Atlantique, des boutiques d’arts à chaque coin de rue, des bouquinistes, des antiquaires …. un petit coté vieille France qui sous la neige doit en mettre plein les mirettes. En gros, si les Québecois sont si attachés à la langue française, c’est notamment parce que c’est ici qu’ont débarqué tous les migrants venus de l’ancien continent en 1608… c’est un peu leur base arrière, leur QG et le centre historique de la colonisation du Canada. D’ailleurs (admire la transition, ô lecteur), il est prévut qu’on me mette au jus demain/jeudi des activités qui sont prévues dans le cadre des festivités du 400ème anniversaire qui se dérouleront l’an prochain … (joli hein !)

Juste après ça, la délégation a réussi à convaincre le protocole de m’accorder 4 minutes 36 sec. pour interviewer la ministre des Relations Internationales, Madame Gagnon-Trembley. C’est bien la première fois que je donne l’adresse de mon blog en guise de carte de visite et encore plus pour interviewer une personnalité de ce calibre (joy deep inside. En bon français: j’suis tout binauche). Avec un peu de chance, je pourrai extraire le son de cette discussion en faire quelque chose pour la radio… à condition que je ne berdèle pas et que j’évite la grande claque dans le dos ou la bètche (en triple exemplaire de rigueur ici) en guise d’introduction :-)

Pour l’heure, j’assiste (de loin, au fond, à gauche, près du bar) à un récital de musique classique donné à l’occasion de la cérémonie officielle marquant les 25 ans de coopération entre la Belle Province toujours pas indépendante et la Région peut-être un jour indépendante de Wallonie-Bruxelles. Une motion spéciale du Parlement québecois a même été adoptée cette après-midi pour acter la longévité de cette coopération. J’ai pu y assister et les parlementaires québecois ne diffèrent pas tellement des nôtres quand il s’agit de se chambrer les uns les autres. L’heure et demie qui a précédé la lecture de ladite motion (1min.12 montre en main) était consacrée à des questions d’actualité, notamment sur l’éducation. Et ça volait pas mal :-)

Que dire d’autre, si non que ça commence à cailler bigremment (j’ai eu droit à quelques flocons mais c’est surtout le vent qui est glacial), que la chambre 107 de l’hôtel Dominion est à tomber raide (et je ne parle pas que de son prix), que j’ai enfin trouvé une prise pour convertir mon 240v et recharger mon laptop autrement qu’à la sauvette, que j’accumule des vidéos mais n’ai pas une seconde pour les monter (ça rassurera Philippe Coulée) et que mes petites femmes commencent à me manquer.

En vrac, voici quelques photos prises ces deux derniers jours et la discussion enregistrée avec les deux gaillards dont je vous parlais dans le billet précédent.

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