Justice

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La plainte de l’Institut pour l’Egalité entre les Hommes et les Femmes (IEFH), ainsi que les 8 autres qui avaient été déposées depuis la mise en ligne de la campagne “Rent a Wife“, a été traitée ce mercredi devant le tribunal des référés de Bruxelles. Jour également choisi par Home Entertainment Services, la maison mère de DVDPost (l’annonceur, pour ceux qui l’ignoraient) pour y mettre un terme. Environ 600.000 personnes auraient visité le site depuis son lancement le 10 avril dernier, il y a pile 15 jours le 1er avril, soit 24 jours .Le jugement est attendu pour dans un mois.

Je suis curieux de voir jusqu’où la loi anti-discrimination sera interprétée et, surtout, comment le web va être considéré en tant que support d’expression, fut-elle publicitaire. On peut penser ce qu’on veut de cette campagne, mais il serait pour le moins malvenu qu’une jurisprudence à la wanesgaine vienne plomber l’ambiance (les chiffres pour 2006 que l’IAB s’apprête à sortir sont pour le moins encourageants), ou pire, limiter certaines libertés fondamentales.

Je ne dis pas qu’il faut laisser libre cours à la créativité des agences sans fixer un certain nombre de règles éclairées et de gardes-fou qui préservent le consommateur lambda des abus que l’escalade au “chocking” va provoquer. Je dis juste que tant que la profession ne se sera pas mise d’accord (à ce que je sais, Emakina n’a pas souscrit à la charte de l’Association Belge du Marketing Direct), et tant que le JEP sera aussi inefficace (voire à la limite du foutage de gueule), la tentation pour le législateur de promulguer un carcan (très/trop) restrictif sera grand.

Et à ce compte-là, tout le monde sera perdant.

MAJ: petite question aux communiquants parmis vous, 600.000 visites en 24 jours, ça vous semble honnête comme return ? L’idéal, évidemment, serait de savoir aussi le taux de conversion de ces visites vers le site de DVDPost (mais là, je doute qu’ils communiquent à ce propos :P). Quelqu’un peut-il me filer le communiqué officiel de DVDPost, je n’ai qu’une dépêche d’agence comme source ? bedankt

MAJ: D’après Olivier de Doncker, je m’”acharne” (?!) à “démolir” (?!) et à “dénigrer” (?!) le travail de l’agence qui l’emploie … Du coup, je ne reçois plus les communiqués d’Emakina. Panpan culcul “t’es pas gentil comme je voudrais alors je ne te parle plus” … ben merde alors, comment je vais faire pour continuer à blogguer moi ? :mrgreen:
Finalement, un billet non publirédactionnel, c’est un excellent antispam …

Voici un petit podcast réalisé par téléphone alors que j’étais en bagnole, d’où la voix de Darth Vador à certains moments :-) avec Me Alexis Ewbank, avocat bruxellois spécialisé dans le droits des médias, en préparation à ma chronique de demain sur Au Quotidien consacrée au phénomène du Happy Slapping. Le confort d’écoute n’est pas exceptionnel mais j’avais envie de partager avec vous le contenu de cette discussion.

Je retiens notamment l’existence en France d’un “délit de captation d’images avec intention de nuire”, qui n’est pas présent dans le code pénal belge. Ce délit avait d’ailleurs mené à la condamnation des auteurs des photos et films pris dans le cadre de l’affaire Fili Houtman/Daniel Ducruet.


Téléchargez le fichier au format.mp3.

En Belgique, le cadre légal est moins précis même s’il permet quand même à une victime de Happy Slapping de faire valoir ses droits. Dans le chef de mineurs, les poursuites pénales sont réduites à leur plus simple expression (?!), avec à la clé au mieux un placement en institution, au pire un “simple” dédommagement au civil pour lequel les parents de l’auteur se verraient obliger de casquer afin de réparer les conneries de leur rejeton. Les parents doivent donc être plus que vigilants, même si, au pénal, ils ne risquent manifestement pas grand chose.

En ce qui concerne celui qui filme une scène de ce genre (et/ou qui la rend disponible sur le web), il peut tout fait être condamné pour non-assistance à personne en danger et puni au titre de co-auteur (ça va dans le même sens que l’addendum apporté par N. Sarkozy à sa loi contre la délinquance)

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a ainsi récemment condamné un majeur de 24 ans à 200 heures de travaux d’intérêt général pour avoir filmé ses ébats sexuels avec une mineure de 15 ans, à l’insu de celle-ci (+ 10.000 euros de dommages)

Enfin, Me Ewbank insiste sur la nécessité pour les pouvoirs organisateurs dans les écoles de faire preuve de prévention de tels actes et, à tout le moins, de dénoncer ceux-ci et leurs auteurs quand ils en ont vent. Dans le cas contraire, leur responsabilité serait clairement engagée et les PO pourraient être condamnés pour leur absence de réaction.

Pour ceux que ça intéresse, j’avais déjà réalisé un podcast avec Me Ewbank en juin 2005 à la suite de la relaxe du bloggeur belge qu’il avait défendu dans un dossier de diffamation intenté contre lui par la société Excell. Il s’agissait du premier cas d’espèce en Belgique et où le droit à la liberté d’expression sur le web avait été réaffirmée par le tribunal de Bruxelles.

La justice belge a donc confirmé le jugement intervenu l’an passé condamnant Google à retirer toutes références à des articles dont Copiepresse, représentant les éditeurs francophones et germanophones, détient les droits. Le jugement rendu ce mardi n’apporte sur le fond aucune réponse, si ce n’est qu’au regard de la loi sur les droits d’auteurs et droits voisins, Google est en infraction et sera contraint de verser une indemnisation, à condition que la justice civile en décide ainsi.

Dans le premier jugement, l’astreinte avait été fixée à 1 millions d’euros par jour de retard, soit à l’heure actuelle plus de 130 millions, compte tenu du fait que Copiepresse a fait acter la présence continue d’articles non seulement dans Google news mais aussi  dans le cache du moteur de recherche. Une somme rondelette (?!) qui n’a toutefois pas trouvé confirmation dans le jugement de ce mardi vu que la juge Aurélie Magerman l’a désormais plafonnée à 25.000 euros/jour, soit près de 3 millions d’euros. In fine, il s’agit-là de la seule véritable info à retenir de cette journée, le fait que Google ait d’ores et déjà décidé d’aller en appel de ce jugement coulant pour sa part de source.

Que pensez de tout cela ?

Depuis le début de l’affaire, que j’ai eu l’occasion de suivre d’assez près à l’époque des deux premiers jugements, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur la finalité de cette action en justice à ses conséquences. Inutile de vous dire que je ne suis pas dans le secret des Dieux, mais j’ai pu discuter à plusieurs reprises avec quelques acteurs de cette saga (excepté chez Google, même en étant dûment accrédité). A l’occasion d’un PodCafé spécial, nous avions eu aussi l’occasion d’échanger allègrement nos points de vue avec Alain Guillaume, alors président de la SAJ, partie à la cause.

Tout d’abord, je ne peux que constater que ce procès n’aura servi qu’à une seule chose dans l’esprit de Copiepresse et de ses défenseurs: amener Google à négocier. C’est parce que le moteur niait superbement les courriers envoyés à son intention que Copiepresse a engagé son action. “Ils ont bien trouvé un deal avec Associated Press, pourquoi pas avec nous ?”, était en substance ce qu’on me donnait comme justification. Non sans raison, il est vrai, mais à la différence, de taille, qu’AP est la plus grosse agence de presse au monde, et qu’elle est américaine. Tout ce barouf, donc, pour entendre in fine ce mardi Philippe Nothomb, le vice président de Copiepresse, réitérer son appel à la négociation. Négociation à laquelle Google a pourtant déjà participé, en coulisses, et jusque très tard la veille du 24 novembre dernier, date à laquelle le dossier a été plaidé devant la justice, Google ayant obtenu d’être rejugé suite à son absence lors du premier jugement en août.

Négociations il y a donc eu, et accords aussi puisque la Sofam et la Scam, deux autres sociétés de droits d’auteur parties à la cause se sont désistées au dernier moment, un chèque sous le bras. Aucune somme précise n’a été avancée, pas plus que le contenu des dits accords, mais au regard des 3 millions évoqués aujourd’hui, ces deux deals semblent avoir été “corrects”, compte tenu également qu’une sorte de “mise à l’épreuve” y aurait été incluse. (A nouveau, ne prenez pas ces infos pour du pain béni, les sources en la matière sont rarissimes)

Bref, Google a bien mis de l’argent sur la table pour faire cesser l’action contre elle. Pourquoi n’y a-t-il pas eu accord avec toutes les parties ? Manifestement parce que Google à toujours refusé mordicus d’insérer les termes “droits d’auteur” dans les conventions. S’arc-boutant sur la législation, les avocats ont donc plaidé, avec le résultat que l’on connaît: “Google ne fait pas exception à la loi en vigueur, telle que la juge l’a interpretée”, pourrait-on résumer. En ce qui concerne l’utilisation du cache, je pense en effet que Google  se plante vu qu’un éditeur doit pouvoir avoir le droit de vendre ses articles au prix qu’il le souhaite (fut-ce 1 euro/pièce) sans se faire “doubler” par une copie gratuite sauvegardée sur un serveur qui ne lui appartient pas. Je suis par contre beaucoup moins enclin à considérer le “simple” référencement comme du vol, mais bon … comme dirait Jean-Luc , Ca se discute.

Ok. So what now ?

Cette décision peut-elle faire jurisprudence, tenant compte du fait que la loi est sensiblement la même ailleurs en Europe ? Sans doute. Encore faut-il que d’autres éditeurs emboitent le pas (on annonce des actions en Autriche et en Italie) A mon sens, seule une action massive, concertée et réellement solidaire aurait une chance d’obliger Google a revoir drastiquement sa politique. Or, Google aura toujours le choix de “retourner” l’un ou l’autre acteur en se mettant à table sélectivement, comme ce fut le cas avec la Scam et la Sofam. Même en cas de solidarité jusqu’au boutiste, Google pourrait abandonner son cache sans que cela ne lui fasse ni chaud ni froid. La problématique de la rémunération des droits passés et à venir n’avancerait pas pour autant d’un iota

Concrètement, en quoi les éditeurs francophones/germanophones et la SAJ pourraient sortir gagnants de ce bras de fer ? Très sincèrement, et je ne pense pas être le seul dans ce cas,  j’ai vraiment du mal à cerner les avantages que cette procédure amènera aux journaux.

Le premier effet de cette action en justice aura été la désindexation des sites des journaux dans Google. C’est sans doute aussi celui qui risque d’être le plus dommageable à long terme, n’en déplaise à M. Nothomb qui lors d’une conférence de presse ce mardi a déclaré que ceux-ci n’avaient jusqu’ici pas souffert de ce retrait. Le graphique ci-dessous (thanx denis) ne semble pas franchement du même avis si on compare avec un service non linéaire, pur player 2.0, axé sur l’utilisateur, comme Scoopeo. (ca reste du Alexa, c’est pas la bible hein !)

Il ressort surtout Copiepresse et la SAJ pourront danser sur leurs têtes, crier au coup bas et supplier Google pour inclure une réindexation  de leurs titres dans une éventuelle négociation … aucune loi ne pourra obliger Google à le faire, et pire, le moteur n’aurait à présent qu’à verser 3 millions d’euros d’aumône pour clôre le dossier. (Google a réalisé 3 milliards $ de bénéf l’an passé …)

Il ferait alors une croix sur le référencement du contenu des journaux belges francophones et sur son ambition “d’organiser l’info mondiale”. Une sorte de village gaulois, en quelque sorte … je vois déjà Sergei et Larry écrirent dans leurs mémoires “de tous les peuples, les belges étaient les plus brââves :-)

De leur coté, nos journaux pourraient quant à eux faire une croix tout aussi définitive sur le formidable potentiel que représente le web en terme de diversification de leurs sources de revenus et seraient condamnés à courir derrière une audience qui jamais au grand jamais n’achetera demain plus de papier qu’hier. Sans compter sur l’interactivité, la diversification des formats (podcasts, etc.), les conversations, les apports “citoyens”, etc… basta, terminé gozette tintin rastacouette ! Comment en effet pourraient-ils encore exister sur la toile alors qu’ils sont tout simplement absents du principal outil que leurs cibles utilisent pour trouver les infos qui LES intéressent ?

Qui, à l’heure actuelle, se dit encore “Je me demande ce que La DH/La Libre/LeSoir racontent aujourd’hui à propos de tel ou tel sujet” ? hu ?
Si je m’intéresse vraiment à une actu, je cherche à recevoir le plus de sources possibles afin de me forger mon opinion, j’agrège les flux RSS des rubriques, des blogs, des forums qui parlent précisément de ce sujet, ici et ailleurs de ce monde devenu plat. Je ne perds plus mon temps à passer tout un site à la loupe pour voir si un nouvel article à été publié. Même si je suis un fan de la plume de tel ou de tel journaliste, rien ne m’oblige plus à me farcir la prose de ses collègues. Croire qu’obliger les internautes à passer systématiquement par la page d’accueil d’un journal en ligne sans les faire fuir irrémédiablement est une abbération, à fortiori quand cette page est une pub full screen…

Certes il faut pouvoir payer les journalistes suffisamment pour assurer leur indépendance face aux marchés/aux politiques, évidemment ! Certes il faut que la hiérarchie “qui ne produit pas mais assume les risques” le soit aussi ! Le “tout gratuit” n’est évidemment pas une solution à long terme pour assurer du travail de qualité et la multiplication des outils de micropaiements offrent d’ailleurs de belles opportunités, encore faut-il les essayer. Et surtout, il est grand temps de réaliser que si les “clients” de l’info ne sont pas remis au centre des stratégies, alors la raison même d’un organe de presse disparaît. On peut vitupérer contre le monopole de Google, son rôle est incontournable et il faut “faire avec”. Quand on pense qu’ils y a dix ans, et pour des raisons quasi similaires, le fameux “Central Station” capotait, avec dans le role de Google les éditeurs eux-mêmes face aux journalistes … l’histoire à une drôle de manière de repasser les plats.

Je continue donc à croire que cette action en justice est un combat d’arrière garde, désespérément accrochée à un mode de transmission/d’enrichissement de
l’info ainsi qu’à une législation obsolètes, à défaut d’être complètement révolus. Et je maintiens aussi que Copiepresse a dû faire ce procès parce que
justement, nos canards n’en sont qu’à leurs balbutiements sur le web.
S’ils avaient initié plus tôt leur
convergence print/online et osé la carte de la créativité journalistique multimedia, jamais les éditeurs n’auraient eu besoin de ce procès pour se donner de l’air. 

Mais ça ne reste que mon avis :-)

“Les éditeurs estiment que Yahoo ! porte atteinte aux droits d’auteur parce qu’il met à la disposition des internautes des articles conservés dans son “cache”, soit la base de données reprenant des copies de pages web conservées pour les besoins du site. Or, cet accès via le cache reste possible même si ces textes ne sont plus disponibles sur le site du quotidien lui-même. En effet, certains journaux ont opté pour un accès payant à leurs archives ( …) Copiepresse laisse au portail américain jusqu’à la fin du mois de janvier pour obtempérer à sa mise en demeure. “Dans le cas contraire, nous agirons comme dans l’affaire Google”, précise Margaret Boribon, la secrétaire générale de Copiepresse”

La Libre Belgique du 19 janvier

Yahoo Inc. Friday rejected Belgian copyright watchdog Copiepresse’s claim that it violated the country’s copyright laws by publishing snippets and links to Belgian newspapers on its search engine without permission. “We can confirm that Copiepresse has contacted us regarding the display of archived results on our Web search service and we will respond in an appropriate manner,” Yahoo said in a statement. “More generally, Yahoo respects the copyright of content owners.”

Wall Street Journal du 19 janvier
désolé, accès payant :-)

Copiepresse serait donc sur le point de réclamer à Yahoo le même genre d’astreinte que celle réclamée par le tribunal de Bruxelles à l’encontre de Google. A l’heure où le jugement dans ce dossier ne devrait plus tarder, on estime que ce montant pourrait atteindre les 100 millions d’euros.

Même si depuis le début de l’Affaire Copiepresse vs Google, j’ai toujours pensé que si les éditeurs avaient raison à propos du cache, je ne peux m’empêcher d’acquiescer quand aikii commente la nouvelle chez Promethée à l’aide de cette belche métaphore.

“Au lieu de relever des vraies questions qui vont autant dans l’intérêt
des editeurs que des lecteurs et des moteurs de recherche, la presse
belge passe pour un petit agité qui réclame ses sous. On dirait le
petit vieux qui a bien le temps de râler à la caisse du colruyt parce
qu’on veut pas prendre son bon de 3 cent sur le kilog de gencives de
porc. Ça ne l’intéresse pas de changer les choses pour qu’elles aillent
mieux ; ce qu’il veut c’est ses sous, tout de suite, parce que de
toutes façons il va bientôt mourir”

Le stockage “en cache” d’articles payants (c’est à dire théoriquement “absents” du web gratuit) et leur mise à disposition gratuite n’est pas normal.

Mais plutôt que de faire payer les archives (qui alimenteraient de toutes manières la longue traine), ne peut-on pas  plutôt imaginer de faire payer les consultations qui ont lieu, par exemple, dans les 12 heures après la publication ? La rareté et l’immédiaté ont une valeur intrinsèque pour celui qui veut être “bien informé”. Or, à l’heure actuelle, cette représentation de l’esprit (”être bien informé”, ça veut dire quoi ?) peut s’accomplir via les différents outils que les fulgurants développements du web mettent désormais à notre disposition.

Je peux en effet choisir les sources précises (cfr le RSS), les moments et les supports via lesquels je m’informe. Si je veux être informé dans les premiers, je paierai le prix (cfr cet article du Wall Street Journal et l’abonnement à 10 $/mois auquel je viens de souscrire). Si je pense que la qualité d’un contenu mérite d’être rémunéré, je sortirai mon porte-monnaie (cfr aussi ce concert de Saule, ce dvd de Monsieur Manhatan ou cette pièce de théâtre au Grand Manège).

Bref, tout ça pour dire que je crois aux vertus de modèles payants, parce qu’ils permettent aux producteurs de vivre, mais vraiment pas à ceux qui impliquent des gros volumes de contenus standardisés. Désormais, l’Information qui génèrera une plus-value sera taillée sur mesure aux profils des consommacteurs

EDIT: Dans la même veine, allez lire chez Ratiatum la mésaventure vécue par un des DJ Drama, un des plus influents de la planète hip-hop aux USA.


“Les maisons de disques ont l’habitude de dépeindre la bataille contre
le piratage comme une bataille pour les droits des artistes, mais cette
affaire complique cet argument”. New York Times

“C’est une première dans les annales judiciaires aux États-Unis. Le juge Reggie B. Walton de la cour de district de Washington a permis que deux sièges de l’espace réservé aux médias pour le procès de Lewis “Scooter” Libby, qui doit s’ouvrir mardi prochain, soient réservés à des membres de la Media Bloggers Association. Si les blogueurs ont déjà eu les mêmes accès et privilèges que les journalistes à des salons commerciaux et des rassemblements politiques, c’est la première fois qu’ils pourront jouir de ces avantages dans un procès très médiatisé.”

Vu l’importance de ce procès, il est quand même question en filigrane de prendre la mesure de la probité de Dick Cheney, un des personnages clés du “système Bush”, cette décision est vraiment à souligner.

“M. Libby, ex chef de cabinet et conseiller en matière de sécurité nationale du vice-président Dick Cheney (2001/2005), fait face à cinq accusations de fausse déclaration, d’obstruction à la justice et de parjure pour avoir menti aux enquêteurs du FBI au sujet de ses conversations avec les journalistes concernant la fuite ayant permis d’identifier Valerie Plame comme agent de la CIA. Il est passible de trente ans d’emprisonnement.”

Plus d’infos sur le procès et ses enjeux chez Jean-Pierre Cloutier, où j’ai chopé l’info.

Fabrice, à propos du témoignage du Prince Laurent dans le dossier de fraude à la Marine nationale.

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"bénéficier d’argent public pour assurer sa subsistance est un grand privilège. On peut estimer normal que ce privilège impose un devoir de sagesse. »

Le prince Laurent vient de marquer un point en se déplaçant à Hasselt. On lui suggère de transformer l’essai en reconnaissant ses erreurs passées, en modifiant ses comportements les plus extravagants (on pense ici, notamment, à son goût pour la vitesse), et, pourquoi pas, de faire taire définitivement les critiques en assumant son statut de prince qui ne portera jamais la couronne(il est 11ième dans l’ordre de succession). Renoncer à toute dotation et se mettre à travailler (le prince ne manque ni d’idées ni de relations) donnerait à Laurent l’ indépendance qu’il revendique. Ce serait un comportement…royal.
J’ajouterais à titre perso que le petit jeu, quel qu’il soit, des têtes pensantes flamandes (politique, économique et médiatique) commencent à méchamment me gonfler.
CopiePresse aurait relancé le compteur des astreintes contre Google.  Un huissier a recommencé à constater les infractions sur Google.be et Google.fr  car Google "n’aurait pas honoré ses engagements souscrits fin octobre". Le calcul se base sur le début du mois de novembre. On en serait à 74 millions d’euros … ça me semble de plus en plus mal barré ct’histoire  (mes autres notes sur cette affaire sont ici)

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