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(…) IBM vient de rendre publics les résultats d’une étude menée après de 2400 consommateurs (questionnaire online) et  80 senior advertising executives (online et face à face). Son titre est évocateur. Selon cette étude, qui porte sur le marché US, 30 % des revenus publicitaires jusqu’ici affectés aux mass-médias classiques vont migrer vers les canaux digitaux endéans les 5 ans.

4 facteurs déterminent cette évolution, selon l’étude d’IBM.
L’attention : les consommateurs contrôlent de plus en plus leur consommation média. Ils deviennent plus interactifs et plus filtrants, aidés en cela par la technologie (TIVO, …).
La créativité : ces mêmes nouvelles technologies permettent aujourd’hui la création et la production de contenus à des coûts non prohibitifs (YouTube, …)
La mesure : les annonceur mettent la pression sur les agences afin d’obtenir des mesures de performances, d’audience et d’impact plus pointues.
Les disponibilités médias : les nouveaux arrivants ouvrent des espaces publicitaires d’un nouveau type (open platforms) (…)

The End of Advertising as we know it  

La séquence a été mise en boîte mardi et diffusée hier/jeudi. Je reparle de cette société backupée par Google (et fondée par la femme de Brin) ce soir dans Au Quotidien. Philippe Schnobb en trouvé deux autres (Navigenics et deCODE) dont une qui est déjà active en Europe.

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Depuis deux jours, la moitié des gens qui viennent ici y arrivent depuis le blog”Citizen Journalists of India“. Le journaliste Dinesh Singh Rawat y a pondu un long long article, en anglais, mais bourré de liens vers plein d’expériences à travers le monde d’un “autre” journalisme, dont un vers mon billet “Ne l’appellez plus jamais Audience“, écrit en juillet 2006. Il se basait lui-même sur le texte “The people formerly known as the audience“, du professeur Jay Rosen (NewAssignment, Beatblogging, etc.), ou pourquoi les médias “traditionnels” devraient oser s’aventurer sur le terrain de jeu des internautes.

The “former audience” is Dan Gillmor’s term for us. (He’s one of our discoverers and champions.) It refers to the owners and operators of tools that were one exclusively used by media people to capture and hold their attention.
Jeff Jarvis, a former media executive, has written a law about us. “Give the people control of media, they will use it. The corollary: Don’t give the people control of media, and you will lose. Whenever citizens can exercise control, they will.”

Sur le web, faire des erreurs leur sera enfin permis. A condition de savoir écouter ce que vos “clients” vous disent et d’être capable de se mettre à leur hauteur. (les plus hauts n’étant pas forcément ceux qu’on croit).

Tous les medias “installés” qui ont tenté de s’aventurer sur le web ont connu des échecs, mais tous ont aussi appris énormément et ont finalement réussi à trouver une/des niches dont ils peuvent tirer une certaine satisfaction en terme d’audience. C’est timide, mais ça commence à venir. Le gros avantage qu’ils ont jusqu’ici sur les medias “natifs” du web, c’est qu’ils disposent d’un background technique important ET de ressources humaines conséquentes (sur le web, c’est soit l’un, soit l’autre)

Mais c’est en train de changer

Même si le référant pour l’instant reste “le nombre de visites/pages vues” (sur le modèle audimètrique des “vieux medias”), la qualité des échanges horizontaux (n’y voyez aucune allusion sexuwelle) deviendra très vite le critère de rentabilité d’une émission. Parce qu’en créant des discussions, en y participant et en alimentant ses réflexions au regard de ce que “leurs” audiences leur feront remonter comme “infos”, vos journalistes feront du meilleur boulot, s’adresseront globalement à plus de monde, et vous, vous gagnerez plus d’argent.

Le web est un océan d’échanges horizontaux (ok, c’est une vraie partouze, il y a de tout, du meilleur comme du pire) mais tous les jours des millions d’humains s’échangent gratuitement des “infos”, de tous ordres, des plus personnelles au plus communes, sur la pluie et le beau temps, mais aussi sur l’Irak et la plongée au tuba synchronisée (?!) Bref, des “infos” qui n’ont pas de prix. Alors pourquoi les vôtres devraient-elle en avoir un si elles ne nous “parlent” pas ? Si vous ne vous intéressez pas à nous, comment voulez-vous qu’on s’intéresse à vous ? Nous, on fait notre shopping à la carte (et sans salade mais avec cornichon, c’est moi le client !). Votre menu du jour lui est techniquement nickel, mais il est généraliste et grand public, il ne nous correspond pas.

De plus en plus de professionnels de l’info spécialisés dans un domaine en particulier ont compris qu’ils pouvaient grâce au web parler des sujets qui les passionnent en enrichissant leurs contenus “pros” grâce aux différents formats diffusables sur la toile. Tantôt du texte, tantôt de la vidéo, une petite animation, une Google Maps, un son … Vous, médias traditionnels, n’êtes généralement toujours présents que sur un seul support, linéaire et impersonnel. Nous, nous voulons regarder la télé et écouter la radio et lire un article et jouer et communiquer, sur plusieurs supports en même temps. Techniquement, nous sommes très forts à ce jeu-là, et jamais nous ne vous rendront la possibilité de choisir à notre place ce que nous consommons comme infos, où, quand et comment.

Alors n’attendez pas que tous ces passionnés de l’info aient déserté vos couloirs, car ils iront former sur le web des jeunes loups transmediagéniques qui n’hésiteront pas à vous tailler des croupières dans des pans entiers de “votre” audience. Et vous devrez payer cher pour qu’elles reviennent un jour dans votre giron ….

Pour tout ceux qui s’intéressent à l’archivage “en profondeur” du web et aux standards vidéo, je vous conseille cette très intéressante discussion avec Roger Roberts. Les enjeux dépassent la “simple” question des formats et ramènent au premier plan celle du “Pourquoi faire ?” Roger Roberts est responsable des Moyens Culturels Communs à la RTBF et ses réflexions nous projettent dix ans en avant, dans ce qu’on pourrait appeller le web sémantique, mais cette locution est bien trop restrictive. Il s’agit en fait surtout d’imaginer le langage que les machines vont pouvoir comprendre pour interpreter les metadonnées que les communautés d’utilisateurs vont pouvoir adjoindre aux contenus qu’ils consomment … c’est passionnant, vraiment !

N’hésitez pas à nous rejoindre sur le stand de Twist ce jeudi ou ce vendredi pour venir discuter de tout ce qui vous intéresse autour des nouvelles technologies de l’information. Envie de partager quelques réflexions autour du logiciel libre et des standards ? à propos des DRM ou des derniers services geek (Twitter, Seesmic, Facebook, etc …) ? Envie de parler de publicité ou de business model pour ces nouveaux contenus produits numériques, du web 2.0 et des réseaux sociaux ? Interpeller des professionnels du secteur de l’audiovisuel et leur soumettre des idées, ou tout simplement discuter entre vous et en garder une trace hautement blogguable ? Le champ est large et les micros nombreux :-)

Nous avons une vingtaine d’invitation à vous offrir. Elles vous permettront de rentrer gratuitement dans le salon ACF et venir nous rejoindre au Palais 11 du Heysel. Si vous êtes intéressés, laissez-nous votre email en commentaire (et un numéro de téléphone au cas où), votre invitation vous attendra à l’entrée.

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Grand plaisir ce mercredi soir de retrouver Philippe Martin pour partager une pantagruelique poutine (une sorte de mitraillette bourative, le pain en moins, la sauce en plus) pour fêter la sortie de son livre “Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires“, écrit en compagnie notamment de Martin Ouellette, Claude Malaison, Mario Asselin et Michel Leblanc avec qui je sirote à l’heure où j’écris ces lignes une bonne bière blonde à la Quincaillerie, un chouettos bistrot où se tient le Yulblog mensuel des bloggeurs montréalais. Bigre, j’ai presque l’impression de me retrouver en famille alors que je suis à plus 7.000 bornes des miens …. douce sensation.

Plus tôt dans la soirée, j’ai eu l’occasion de visionner les courts metrages réalisés par des étudiants belges (tournés au Québec) et québecois (tournés en Belgique). Là aussi, une très chaleureuse discussion avec deux des réalisateurs canadiens (à peine plus jeunes que moi) qui sont venus chez nous mettre en boîte des courts vachement bien foutus (dont l’un sur un artiste de rue bruxellois un peu allumé mais bigremment sensé et l’autre sur les grévistes de la faim à l’église des Minimes).

Cerise sur le gâteau, les deux gaillards ont bloggué tout au long de leurs tournages ! On peut d’ailleurs lire dans la lettre d’information de l’Inis, leur école qui travaille en partenariat avec l’IAD et l’Insas chez nous dans le cadre de ces échanges intitulés “Portraits Croisés”, que “En Belgique, la bière est belle et les filles sont bonnes!”"

J’ai les poches remplies de cartes de visite, d’adresses de blogs, de profils Facebook et tout sauf envie d’aller me coucher :-) Il le faudra bien pourtant, demain nous démarrons à 8h00 vers Québec.

En ces temps où les intercommunales (les politiques donc) font sciemment grimper le prix du gaz afin de regonfler les budgets communaux , le prix du mazout de chauffage lui aussi continue à pèter des scores. A Rochefort, 132 familles avaient trouvé une solution pour réduire quelque peu leur facture en regroupant leurs commandes auprès du pompiste du coin. Suivant la logique “plus vous serez nombreux, plus votre ristourne sera importante”, ce dernier avait assuré un rabais de l’ordre de 0,335 euro/litre à ces consommateurs malins. Sur une commande de 250.000 litres, familles et fournisseur trouvaient largement leur compte.

Sauf que. La Brafco, la fédération des négociants en carburant (une petite ong à vocation purement philanthropique) n’a pas apprécié ce smart move et, selon l’iniateur du projet, “a fait pression de peur que cela fasse tache d’huile”, petit coup de téléphone sympathique à la clé.

Ah bon ? pourquoi ce regroupement fait-il si peur à ces braves Co ? Craignent-ils de faire des clients heureux ? Quelle loi empêcherait donc des citoyens de passer une commande groupée, et surtout, une fois celle-ci passée en bonne et due forme, le fournisseur n’a-t-il pas l’obligation de remplir sa part du contrat ? Ca serait marrant justement que ce mouvement fasse tache …. Imaginez deux secondes la tête de Braf & Co si tous les habitants de tous les patelins de wallonland se regroupaient pour passer commande … hu ?! 

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