Archive for Technologies et Réseaux Sociaux

« Pour un journalisme de guérilla»  (Narvic)

// juin 23rd, 2009 // 12 Comments » // Technologies et Réseaux Sociaux

Narvic s’offre un billet chez Versac, avec en toile de fond le numéro spécial du Courrier International « Mais où va la presse ?» 

Parmi les contributions qu’il y a repérées, celle de la journaliste américaine Barbara Ehrenreich aux jeunes diplômés en journalisme de Berkeley (alternet.org) :

“Nous n’appartenons pas à une élite. Nous appartenons à la classe ouvrière, exactement comme tous les journalistes qui, pendant la plus grande partie de l’histoire des Etats-Unis, se sont toujours considérés comme des ouvriers. Nous pouvons être sous-payés, malmenés, renvoyés de façon arbitraire, comme n’importe quel ouvrier du secteur automobile, mécanicien, gouvernante d’hôtel ou hôtesse de l’air. Il y a cependant une différence. Un ouvrier du secteur automobile ne peut pas aller dans son garage et assembler des voitures à la main. Mais nous, les journalistes, nous ne pouvons pas nous arrêter de faire ce que nous faisons. Dans les années 1970, l’heure était au “journalisme gonzo”. Ce que nous devons faire aujourd’hui, c’est du journalisme de guérilla. Et rien ne nous arrêtera.”

Pour les mous du bulble, ça veut dire qu’un boulevard à 15 bandes est en train de s’ouvrir pour tout ceux qui seront capables de se sortir les doigts du cul et d’aller au turbin. Pour les autres, les bras cassés, les « fils de» , les planqués, les encartés et les aristos autoproclamés de la Grande Presse à Papa, c’est sans doute la fin de la récré.

Mon nouveau mantra professionnel: « On ne peut mesurer un phénomène sans l’influencer» 

// juin 15th, 2009 // 3 Comments » // Culture, Politique & Dépendances, Technologies et Réseaux Sociaux

Si je ne devais retenir qu’une seule rencontre de mon récent voyage dans la Silicon Valley, il s’agirait sans aucun doute de celle avec David Nordfors, docteur en physique quantique et directeur du Research Center of Innovation Journalism à l’université de Stanford. J’ai bu ses paroles et, en toute modestie, je dois bien avouer qu’il est particulièrement réconfortant, intellectuellement, de voir certains de mes tirages de plans sur la comète être « validés»  par un bonhomme de sa trempe. Genre: « l’objectivité journalistique est un leurre, mais fait le maximum pour être le plus droit possible dans tes bottes ,en relatant les faits le plus honnêtement possible» …

Bref, deux heures sur un petit nuage, avant d’en retomber très vite, son principal message étant « Journalistes, remettez-vous en question en permanence. Car les innovations que vous apporterez à votre métier pousseront les politiques à réinventer leur manière de gérer la chose publique» 

Priceless … isn’t ?

Je vous laisse découvrir l’intégralité de l’interview qu’il a accordé à Jean-Yves Huwart (Entreprise Globale) lors de notre passage à Palo Alto. Jetez-vous aussi sur le blog de David Nordfors et prenez le temps d’y relire les minutes de la conférence qu’il a organisée à la mi-mai sur le thème « Journalism succeeding with innovation»  (avec, notamment, Vint Cerf, Doug Engelbart etr une impressionnante brochette d’autres intervenants)

Webmission: Belgium 12 points

// juin 4th, 2009 // 5 Comments » // Culture, Politique & Dépendances, Technologies et Réseaux Sociaux

Doux potage que ce fut bon ! Les 12 jours que je viens de vivre en compagnie de cette bande d’e-fous furieux Belgistanais au pays de l’Oncle Barack resteront pour moi comme ceux qui auront enfoncé le dernier clou dans le cercueil du siècle dernier, de ses hiérarchies en anaérobie, de sa rétention congénitale de l’information, de ses brainwashing corporate à deux balles et de ses peurs maladives de l’autre qui bien trop souvent nous font préférer la rebuffade au saut d’obstacle …

Prétentieux ? Peut-être. Mais il en faut des burnes pour à 25 ans prendre ses idées à son cou et aller tenter sa chance en frappant à la porte du grand frère, fut-il d’Orwell … Tant qu’à croire au Père Noël, autant que ça soit en l’original, non ?

C’est ce qu’ils ont fait, avec un culot et audace que je leur envie. De mon balcon j’ai pu les observer à l’oeuvre et Godverdomme que c’est rassurant de voir ce que de bonnes mains avec de bons outils peuvent créer comme richesse. Mieux. Ces mains se sont jointes et ont écrit ensemble une géniale partition où les voix, les images et mots se sont melées et lui donné tout son sens. Quelque soit le bout par lequel vous tiriez, c’était la pelote entière qui s’effilait dans votre agrégateur. Quelque soit le moment de la journée, à Bruxelles ou à San Francisco, vous pouviez les écouter et les sentir bouger, les interpeller et les encourager à vous faire vivre la #webmission « comme si vous y étiez» . Une expérience à 14.000 bornes de la démission wikipéfiée des pré-retraités en goguette qui les ont précédés (suivez mon regard, il vaut 80.000 euros) …

Bref, 12 jours de soins intensifs de nos réseaux professionnels et amicaux, car il faut bien l’avouer, nous avons pris énormément de plaisir. Reste maintenant à chacun à transformer à sa manière le touchdown et à donner envie à d’autres cowboys de Wallonie et d’ailleurs d’oser entreprendre.

Merci à Laurent, Antoine, Xavier, Jérôme, Frédéric, Arnaud, Raphaël, Sylvain, Sam, Jean-Yves, Jean-Do, et à tout ceux qui ont rendu ce voyage possible et en ont fait une vraie réussite