Encore une bonne raison de scinder les activités de Belgacom
15 mai 2008
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Belgacom a été condamné ce jeudi matin à reconnecter les clients d’E-leven qu’elle avait déconnecté la semaine dernière au motif d’un retard de paiement de factures de la part de l’opérateur, dont une partie au moins est contestée par celui-ci (avec une procédure en cours).
Le tribunal s’est en effet rallié à la décision de l’IBPT, actée en janvier dernier, selon laquelle les utilisateurs privés « doivent être protégés contre les abus possibles du marché ».
Ainsi peut-on lire chez Datanews que : »Dans les dix heures suivant la notification du jugement, les quelque 5.000 clients ADSL2+ d’E-Leven (selon une estimation) doivent de nouveau pouvoir accéder à l’internet. Dans le cas contraire, Belgacom se verra infliger une astreinte de 100.000 euros par heure de retard. En cas de nouvelle coupure sans autorisation de l’IBPT ou d’un tribunal compétent, Belgacom devra payer une amende de 250.000 euros. »
E-leven estime en outre que Belgacom lui doit encore plus de 245.000 euros, en raison des retards pris lors de la connexion des nouveaux clients.
« Contractuellement, nous avons convenu avec Belgacom que la connexion devait se faire dans les sept jours ouvrables. Or le retard moyen est de l’ordre de 30 jours ouvrables« , déclare Luk Van Daele le ‘managing director’ d’E-Leven, qui conclut en disant que « En fin de compte, seule la scission du réseau d’exploitation de Belgacom et de ses activités commerciales pourra faire en sorte que des problèmes comme celui-ci ne se reproduisent pas« .

Ne pourrait-on pas imaginer que l’Etat, qui pourrait se retirer progressivement de Belgacom afin de favoriser la concurrence, s’occupe via l’IBPT de la gestion physique du réseau, et laisse enfin les opérateurs batailler à armes égales pour fournir au public le meilleur service au meilleur prix ?
hu ?













La principale raison pour laquelle je reste chez Belgacon actuellement c’est justement pour éviter ce genre d’ennui, je sais c’est un peu limite mais dans certains domaines c’est « moi d’abord » (c’est mon gagne-pain après tout). Le boycott c’est trop risqué et c’est ce qui rend le problème si écœurant.
La question n’est pas celle de scinder les activités de Belgacom ni même de faire sortir l’Etat fédéral de son actionnariat mais bien celle du rôle effectif du régulateur qui à la fois juge et partie. C’est une véritable organisation d’arbitrage de marché sectoriel qu’il faut, ni plus ni moins. Mais bon, c’est toujours la même rengaine: quand on parle de procéder à une libéralisation active du marché, des voix hurlent à l’ogre néolibéralo-capitaliste mais une fois qu’ils sont victimes d’abus de position, curieusement, ils réclament ce qu’ils pourfendent la veille…
[...] a l’a déjà dit, redit et reredit, le marché belge de l’internet s’apparente à une véritable sodomie [...]