Andrew Keen: « Le Web 2.0 encourage le désordre moral «
14 mai 2008
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Maintenant que la traduction française de son bouquin est disponible, la vieille garde d’ici va pouvoir prendre le relais de celle de là-bas, qui en avait fait ses choux gras l’été dernier.

Si je ne nie pas que le gaillard puisse poser de bonnes questions, le costard que Francis Pisani a taillé à son argumentaire (2,3,4) ne m’incite pas à acheter son bouquin et encore moins à lui accorder plus de crédit qu’aux profiteurs béats du crowdsourcing. L’excès nuisant en tout, paraît-il …
Je luis reconnais deux vertus. La première ne sert que l’auteur. En attaquant la participation de tous, en prenant la défense des médias de masse, il s’assure d’être bien traité par eux. L’astuce constitue un excellent business model.
La seconde est que la discussion ainsi lancée nous lance un vrai défi qui vaut la peine et c’est pour cela que j’ai choisi d’en parler longuement. Pour tordue qu’elle soit, sa critique nous pousse à en trouver de plus fines pour éviter que le débat ne se centre sur le rejet du web au lieu de s’en prendre aux problèmes qu’il pose, aux domaines qu’il faut améliorer, aux tendances qu’il faut combattre, aux luttes qu’il faut mener.
J’en conclus, pour ma part, que nous avons sans doute intérêt à profiter du bruit que fait Keen pour mieux écouter les critiques sérieuses… et pour agir en conséquence.
A lire également, pour votre gouverne, le billet de Narvic, qui n’est pas tout-à-fait d’accord avec Francis Pisani et qui décortique à son tour les arguments avancés par ce Cassandre.













[...] dernier billet en date évoque la sortie en français de l’ouvrage “Le culte de l’amateur : [...]
salut et merci ;-)