-
héhé .. la communauté a déjà réagi aux soi-disant fichiers sans drm de iTunes…. (Via Ombre)
links for 2007-06-03
Additional comments powered by BackType
Previous post: Au Quotidien #23: la géolocalisation
Next post: Love 2.0
Additional comments powered by BackType
Previous post: Au Quotidien #23: la géolocalisation
Next post: Love 2.0
{ 28 comments… read them below or add one }
Je défends le concept du watermarking depuis des années (je me souviens avoir essayé de convaincre Dargaud en 1996) parce que c’est, à mes yeux, le système qui offre le meilleur compromis entre le désir légitime du créateur d’être payé et du consommateur d’utiliser ce qu’il a payé.
Il faut le voir comme le numéro de chassis de ta voiture. Tu t’en occupes pas, tu roules tranquille, il ne te gêne en rien. Mais si un jour elle est volée, tu le communiques à la police et s’il la retrouve, il pourront l’identifier grâce à celà.
J’ai réalisé une série d’interviews sur le sujet pour Déclencheur, me reste qu’à trouver un créneau de diffusion.
More from author
Héhé… ^^
More from author
Par définition, un tatouage de fichier reste un DRM même s’il n’est pas contraignant, il permet seulement de contrôler au possible la prolifération illégale de morceaux sur les réseaux en ligne. Maintenant au-delà de l’anecdote light, où est le problème de « la communauté » ? Les jérémiades hypocrites commencent à fleurer les sommets himalayens du ridicule….
More from author
(suite…)
Qui a peur d’avoir son nom dans un fichier de musique acheté sur iTunes ? A force de pomper la saison III de Prison Break sur Bittorrent, certains ont fini par croire qu’il ne saurait y avoir un minima minimorum de compromis de marché entre utilisateurs et producteurs. Le pékin moyen qui achète son Macbook à crédit chez Cora, il est aussi fiché via son numéro de série+facture de garantie, cela n’a pas encore empêché certains de dormir…sauf quand le but est illégal…quelle hypocrisie !
More from author
@Promethee : personnellement le marquage des fichiers ça ne me dérange pas plus que ça… Je ne suis de toutes façons pas attiré par le piratage et mettre mes fichiers à disposition (même non-marqués) c’est hors de question !
More from author
Ce n’est pas de ta personne dont je parle, mon propos va seulement au-delà de l’information anecdotique pour dénoncer l’hypocrisie rampante et les excuses bancales, non pas de « la communauté » mais de ce que j’estime être certains voleurs au sein de cette dernière. Pour tout dire, je trouve cela vraiment étrange que nul ne s’en indigne, comme si l’important ne tiendrait pas plus dans un scénario win-win que dans une geekerie qui sert la contestation ultra-light…
More from author
J’avais un doute et je tenais à préciser certaines choses. ;-)
Sinon je suis d’accord avec toi : effectivement ceux qui s’offusquent du marquage des fichiers ne s’offusquent sûrement pas pour des raisons «éthiques».
More from author
J’ai une bête question, à quoi elle sert la marque sur les morceaux ? Non parce que bon, on sait très bien que les DRM anti-copie n’empêchent pas la copie et la diffusion (à quand le comparatif des top 10 des downloads sur la baie de pirate et le top 10 des oeuvres les plus protégées ?). Donc je ne vois pas à quoi va elles vont servir ces marques. Sauf a activer le mode parano-les-grosses-entreprises-veulent-contrôler-ma-vie…
@Prométhée deux remarques :
En fait non, selon les définitions acceptées dans l’industrie, le watermarking n’est pas du DRM, on sépare clairement le watermarking du DRM. Ce sont deux approches suffisament différente que pour mériter deux terminologies différentes. Autant utiliser les termes corrects.
Tout en étant d’accord avec toi sur l’hypocrisie rampante, mettre le nom de la personne dans le fichier n’est pas une bonne idée du point de vue du respect de la vie privée et tout le monde devrait s’en inquieter. Un iPod, un Mac ça se vole… et donc tes fichiers avec ton nom pourrait être distribué…
Il est plus que souhaitable qu’Apple anonymise les données… mais ça peut se mettre en place facilement et je suis certain que ce n’est qu’une distraction de leur part. Mais, bon, laissons leur le temps de réagir avant de pousser les hauts cris.
More from author
Un DRM classique vise à empêcher la copie et si bien que le fichier soit craqué, on peut le retrouver sur le P2P sans pouvoir identifier qui en est la source (encore que le débat est ouvert). Or, si demain et sur la base du tatouage individuel (pour autant qu’il ne soit pas craqué à son tour), Monsieur X achète « Rock the casbah » sur iTunes et le rebalance sur l’un ou l’autre service, c’est un motif légitime en cas de constat d’infraction pour l’attaquer en justice ou à tout le moins de prendre des sanctions à son égard.
Ce n’est pas un vulgaire « mode parano », cela s’appelle une manière de faire respecter le droit d’auteur et les rentrées financières des artistes. Hormis celui qui entend partager ses fichiers avec la terre entière et donc se met de toute façon dans l’illégalité, personne n’a vraiment rien à craindre de ce genre de pratique.
Que l’on cesse un peu de plaisanter avec ce schéma très ridicule des « méchantes maison de disque » et des « très gentils consommateurs ». Cette position médiane donne une largesse d’usage personnel d’une part et permet aux producteurs/vendeurs de vérifier par échantillonnage qu’il n’existe pas de filière en P2P.
Pour l’exemple, quand on va chez Apple pour faire réparer sa machine et que le numéro de série est effacé de manière évidente. Ils ne sont absolument pas tenus de faire jouer la garantie et ils vérifient aussi sur leur liste que l’ordinateur n’est pas signalé comme volé. Alors quoi ? Parano ou protection mutuelle ?
En vérité, on pourra toujours reprocher à iTunes de ne pas avoir communiqué sur la parade au motif de la supposée absence totale de DRM, mais pour ce qui est des implications et des retombées, la poussée de fièvre de certains relève un peu de la mauvaise foi.
More from author
@Benoît,
Merci pour la précision ou plutôt la différentiation technique. Sur le fond maintenant, je comprends ta remarque même si je suis nuancé.
Si on te vole ton ordinateur, une simple déclaration de vol suffit déjà à te mettre à l’abri de tout usage intempestif qu’il pourrait être fait des données qu’il contient (cela vaut également pour les données carte de crédit, par exemple). Pour l’iPod, voire un disque dur externe de backup, c’est évidemment plus complexe et moins évident, je le reconnais, mais cela devrait faire partie des us à terme (le dépôt d’une plainte) vu les modèles commerciaux qui arrivent à grands pas.
More from author
NB: combien de produits ne sont-ils pas déjà tatoués ou individualisés ? A commencer par les numéros de séries de logiciels depuis moultes années jusqu’à un registre tout à fait autre, les armes à feu. Le prestataire de service offre un produit sous conditions et la responsabilité de celui qui accepte les termes légaux, c’est de remplir certaines exigences contractuelles.
More from author
@Prométhée : la protection juridique c’est un autre débat.
Je te parle de vie privée.
Exemple (je n’en prends qu’un et simple à comprendre, c’est un commentaire pas un roman, mais il y en a d’autres) : tu achètes un audiobook (OKay, aujourd’hui ils sont protégés par DRM mais imaginons demain…) sur un sujet sensible (une maladie dont tu souffres). On te pique ton iPod avec l’audiobook et celui-ci se retrouve sur Internet, marqué de ton nom… ce n’est peut-être pas souhaitable. En tout cas ce n’est pas à Apple d’en décider.
La solution technique est simple, il suffit d’anonymiser les données et de conserver un régistre qui ne s’active que dans les cas répressifs (comme ils le font déjà pour les Mac, ainsi que tu le fais remarquer).
Je suis d’accord avec toi que le discours « méchantes maisons de disque » est réducteur mais le discours que tu mènes ici (que je comprends comment imposer un modèle commercial en faisant fi des droits légaux mais plus encore moraux des consommateurs) est au moins aussi réducteur… et je crois contre productif parce qu’il rebute les gens honnêtes… qui sont quand même la majorité.
Aucune industrie ne s’est développée en méprisant ses consommateurs et leurs besoins légitimes. C’est la base du marketing.
More from author
« la protection juridique c’est un autre débat.
Je te parle de vie privée. »
Non, tu ne m’as pas bien compris, j’ai tenté d’expliquer que l’un et l’autre sont liés vu le modèle en vigueur. Je t’ai écris que lorsque tu décides d’acheter un produit ou de bénéficier d’un service, tu acceptes de facto les conditions légales y afférentes.
En d’autres mots, si Apple confirme que les fichiers sont individualisés sous leur enseigne et que tu persistes à acheter de la musique chez eux, c’est que tu acceptes forcément les conditions de vente et d’usage, soit le tatouage de la musique.
Partant de ce constant, le consommateur a toujours le choix de continuer à acheter sur iTunes, soit donc d’en accepter les règles, ou de se rendre à la Fnac pour un bon vieux CD si la mesure ne répond pas à ses attentes ou à ses craintes.
« La solution technique est simple, il suffit d’anonymiser les données et de conserver un régistre qui ne s’active que dans les cas répressifs »
Là, je suis entièrement d’accord et c’est une position médiane qui me semble être à la fois techniquement possible et répondant assez bien au désir d’anonymat garanti.
« imposer un modèle commercial en faisant fi des droits légaux mais plus encore moraux des consommateurs »
Au niveau légal et face une thématique aussi complexe, ce n’est ni à toi ni à moi de nous prononcer sur une éventuelle infraction par rapport à la législation. Cela reste encore à déterminer par les juridictions compétentes.
« Aucune industrie ne s’est développée en méprisant ses consommateurs et leurs besoins légitimes. C’est la base du marketing. »
Est-ce une blague ? Les techniques agressives qui visent les enfants dans les supermarchés, les parcs d’attractions ou les fast-food ? Si j’avais su que Walmart a bâti son empire sur de l’éthique…
More from author
Mais à quoi il sert le watermark ? Vous pensez vraiment que les petits gars qui font des « releases » d’albums complets n’iront pas faire sauter ces marque à l’eau ? Vous pensez que quand il ira télécharger les derniers tubes dans baie, Kevin se retrouvera avec les fichiers que Caroline a acheté sur iTunes ?
« Je t’ai écris que lorsque tu décides d’acheter un produit ou de bénéficier d’un service, tu acceptes de facto les conditions légales y afférentes. »
OKay, je comprends mieux. Nous sommes d’accord mais ce que j’écris c’est que si l’offre n’est pas assez attractive, le consommateur passe à la concurrence. Et l’énorme problème auquel, en temps que producteur de contenu, nous serons tous confrontés c’est que la concurrence c’est d’abord le piratage.
Aussi je crois qu’ils ont vraiment intérêt à anonymiser… mais, bon, ils ont suivi une pratique courante (bien que réprouvée) dans le watermarking, j’ai confiance en la capacité d’Apple d’écouter ses clients et de comprendre le marché.
« Au niveau légal et face une thématique aussi complexe, ce n’est ni à toi ni à moi de nous prononcer sur une éventuelle infraction par rapport à la législation. »
Le terme légal est presqu’une coquille dans cette phrase. En fait c’est le dernier de mes soucis. Plus qu’une infraction à la législation, je crois qu’il est essentiel de proposer une offre qui sera perçue comme acceptable moralement par le client.
En d’autres termes, si tu as l’impression d’être grugé par Apple, tu iras ailleurs.
Au siècle dernier j’ai publié une série de papiers sur les leçons du shareware pour l’e-commerce et, en résumant très fort, c’était la plupart des clients sont honnêtes mais ils veulent être respectés dans leur mode de consommation.
« Si j’avais su que Walmart a bâti son empire sur de l’éthique… »
C’est un sujet à plusieurs lectures et la discussion nous emmènerait fort loin mais… oui, je crois que Walmart réussi parce qu’il respecte… si pas ses clients (dans le sens où je crois que tu souhaites placer le débat), en tout cas le désir des ses clients : avoir des prix bas, un choix élevé,…
Effectivement on peut se poser la question de savoir si donner à ces clients ce qu’il veulent est une forme de respect de l’individu… mais je propose de garder ce débat pour un autre jour :-)
More from author
@mongolito404 : oui, je crois qu’ils auront du mal à faire sauter les marquages. Les solutions de watermarking ne sont pas des DRMs et ont, par design, une robustesse toute différente.
Evidement Apple propose la première expérimentation sur très grande échelle du watermarking… c’est un peu le baptème du feu… on verra donc si l’argument théorique résiste à la pratique.
More from author
@Benoît,
« Le terme légal est presqu’une coquille dans cette phrase. En fait c’est le dernier de mes soucis. Plus qu’une infraction à la législation, je crois qu’il est essentiel de proposer une offre qui sera perçue comme acceptable moralement par le client. »
C’est peut-être le dernier de tes soucis mais c’est ce qui régit l’ensemble d’un service au-delà des sentiments très personnels. Le droit n’est pas forcément le moralement acceptable, les règles sont universelles et c’est au plus malin de réfléchir s’il a intérêt ou non à faire jouer une mesure (que l’on suppose légale jusqu’à preuve du contraire) vis à vis de ses clients.
Comme tu l’écris si bien, you take or you leave it…
« Aussi je crois qu’ils ont vraiment intérêt à anonymiser »
Ce serait très raisonnable et un bon pas, c’est certain.
« oui, je crois que Walmart réussi parce qu’il respecte… si pas ses clients (dans le sens où je crois que tu souhaites placer le débat), en tout cas le désir des ses clients : avoir des prix bas, un choix élevé,… »
Répondre à une attente d’un consommateur pour vendre un produit, c’est un peu la logique élémentaire du négoce. Mais pour revenir à ton propos supra (« Aucune industrie ne s’est développée en méprisant ses consommateurs et leurs besoins légitimes »), le marketing de Walmart ce n’est pas que cela…c’est aussi s’attaquer aux enfants pour faire consommer les parents (ex. techniques de vente des rayons), inventer les barquettes bombées de fond pour créer une illusion optique, etc. et en termes de respect de la clientèle, ils ne sont ni les premiers ni les dernier à passer au dessus. Et Walmart gagne bien sur le marché nord-américain. Un autre débat, c’est certain…
More from author
@Mongolito404,
Si je ne m’abuse, j’ai écris: « Or, si demain et sur la base du tatouage individuel (pour autant qu’il ne soit pas craqué à son tour) ». J’ai donc bien conscience qu’il y aura toujours du crackage de fichiers dans l’air, ce n’est pas la question. Tout comme des fichiers non marqués n’ont jamais empêché un tirage mensuel de gusses, qui se retrouvent au tribunal de Bobigny ou de Berlin pour pleurnicher qu’ils ne le referont plus.
L’industrie se protège comme elle peut et les gars qui crackent sont des délinquants.
Et quoi, au motif qu’une protection s’annihile toujours un jour, il faudrait adopter quelle solution ? Laisser le marché s’auto-réguler ? Je veux bien que accepter les critiques à l’égard des producteurs mais ceux qui tiennent le crachoir du tout à l’inutile, ils proposent quoi en attendant ?
More from author
@Prométhée : on sort du débat d’origine :-), ce qui est logique puisqu’on est, si j’ai bien compris, globalement d’accord sur les tenants et les aboutissants.
Et je ne suis pas certain qu’on discute encore de la même chose. Exemple : « C’est peut-être le dernier de tes soucis mais c’est ce qui régit l’ensemble d’un service au-delà des sentiments très personnels. »
Tu as raison mais, là où tu places ton discours sur le thème de la loi et du règlement, de la légalité des choses, je m’interesse du côté consommateur. Pourquoi ? Parce que sauf exception (e.g. la redevance radio/télévision) on ne vends pas un produit sur base d’une législation.
La législation n’est que le cadre qui va permettre au produit d’être proposé sur le marché mais qui va ensuite en déterminé le succès.
Le cadre étant posé, je ne vois plus l’intérêt d’en débattre. On pourrait évidement chercher à l’améliorer mais, comme tu le disais toi même, ce n’est pas nous deux, qui plus est dans les commentaires d’un billet de Damien, qui y parviendront.
Si je devais sur-simplifier, je parlerai bâton et carotte. Je me passionne pour la carotte (tout en sachant qu’un coup de bâton peut être nécessaire parfois) là où j’ai l’impression que tu ne parles que du bâton.
« Répondre à une attente d’un consommateur pour vendre un produit, c’est un peu la logique élémentaire du négoce. »
Aussi banal que ça puisse paraître, je crois que beaucoup d’industrie IP l’ont oublié.
Tout en condamnant le piratage, je crois que l’industrie du disque a creusé sa propre tombe… et elle n’est pas la seule d’ailleurs. Justement parce qu’elle ne s’est interessée qu’au bâton et elle n’a pas cherché la carotte.
L’industrie du disque n’a vu que des pirates là où Apple a vu des clients potentiels (Steve a toujours dit : « notre concurrent c’est le piratage, nous devons être meilleur que lui »). Le résultat on le connaît et je crois qu’il est logique.
C’est pour celà, vois-tu, que je m’interesse tellement aux motivations du client parce que je suis plus interessé à savoir ce qui amène des achats qu’à savoir comment je pourrai poursuivre un pirate. Et aussi parce que j’ai la conviction que les pirates sont des clients mécompris (à quelques exceptions près, nous en conviendrons, il y a toujours quelques voleurs dans une société — c’est d’ailleurs pour eux qu’on sort le bâton).
« L’industrie se protège comme elle peut et les gars qui crackent sont des délinquants. »
Encore un exemple de cette différence que je perçois dans nos attitudes.
« se protéger » n’est pas un terme neutre. Il indique qu’on se voit comme attaqué. Je ne crois pas que ce soit le cas. Les industries IP ne sont pas attaquées… ou alors uniquement par l’aveuglement de certains de leur dirigeants.
Au contraire, la demande n’a jamais été aussi forte mais elle s’accompagne d’une évolution des modes de consommation et donc elle implique une remise en question qui est porteuse d’opportunités (une nouvelle fois, je m’appuie sur ces recherches sur le shareware).
Plutôt que se protéger (bâton, système juridique), je me passionne pour servir ces clients avec les produits qu’ils réclament à corps et à cris.
–ben
More from author
Le watermark, même in-crackable, n’est utile que si appliqué à l’ensemble de la production. Si il existe une sources non protégée, alors potentiellement elle servira de sources pour une mise à disposition illicite de masse. Comme les CDs ne sont pas watermarkés, le watermark sur les fichiers Apple ne sert pas à empêcher que la musique soit piraté en masse. A quoi sert-il alors ? A bloquer les pirates à la petite semaine, ceux qui avant copiaient les CDs (et avant cassettes et avant bandes magnétiques) de leur copains sur galettes vierges (et avant sur cassettes, et avant sur bandes). Bref, ceux pour lesquels il n’y a pas de consensus sur la nocivité économique de leur activité illicite.
Donc à quoi ça sert ?
Question Bonux: Les mélomanes aiment-ils la déformation du son liée à la présence de watermark ? Sont-ils prêt à payer (plus cher?) une musique de moins bonne qualité ?
@Benoît,
Ne me fais pas dire ce que je ne dis pas…
La question n’est pas que je m’intéresse plus aux aspects légaux qu’à l’affect de la relation producteur-consommateur mais bien que dans le cas présent, il me semble que les deux dimensions sont imbriquées.
Apple a joué récemment le jeu de l’anti-DRM pour se différencier de ses concurrents et tenter d’étendre son marché en s’alliant sur le créneau avec EMI, une sorte de opting-out de la législation qui lui est pourtant en faveur, et il tente maintenant d’utiliser le cheval de Troie du marquage pour se protéger ou plutôt son catalogue.
Pour la variable consommateur, je me suis déjà prononcé sur l’anonymat à terme pour créer un climat de confiance et de respect mutuel.
A propos des remises en question des modèles de vente, si je suis assez d’accord sur la part de responsabilité propre à l’industrie, je ne vois pas pour autant comment on peut qualifier autrement l’autre part de responsabilité, celle d’une partie des consommateurs que j’appelle seulement des « voleurs ». Quand tu as le dernier album de Suzanne Vega qui est déjà disponible sur Pirates Bay alors qu’il ne sort officiellement qu’en juillet, soyons un peu honnête et décent. Ce n’est pas le petit Kevin qui refile un cd copié dans la cour du bahut comme jadis d’autres échangeaient des cassettes à l’époque, qui tue le marché, ce sont surtout les plateformes organisées qui ne facilitent pas l’échange mais étendent le phénomène à des degrés inimaginables.
Là où je te rejoinds évidemment, c’est que iTunes est le seul opérateur a avoir compris qu’il vaut mieux lutter contre la piraterie en s’inspirant des nouveaux us technologiques plutôt qu’en croyant le modèle préexistant indéboulonnable.
Mais en vérité, que représente iTunes sur le marché ? Pour être plus clair, combien d’albums de Suzanne Vega vendu sur son site pour des exemplaires échangés via Bittorrent ?
Sauf me répéter, il y a urgence que l’industrie comprenne qu’elle est responsable de son propre naufrage mais en même temps, je suis très méfiant avec les usages sur la toile où une certaine idée de la gratuité, sous le prétexte du prix du cd/dvd/etc. et des abus des Majors, a fini par s’imposer dans les esprits. ll y a du reste à ce sujet quelques études sur les pratiques des adolescents.
Mais bon, le sujet est vaste, très vaste, intéressant et complexe à la fois, rien n’est blanc ni noir, tout est en nuances, il nous faudrait pour cela des nuits entières pour échanger mais là, je dois lâcher le micro…
More from author
@Mongolito,
Il est fait référence aux nouveaux fichiers vendus sur iTunes dans le débat (donc à sources modifiées à la revente). C’est un peu une lapalissade que de confirmer que si le pékin moyen rippe un cd acheté chez Cora ou un vinyl de chez Caroline Music, la question ne se pose même pas…de la même manière que personne n’a encore prétendu ici que la mesure adoptée par Cupertino est source de succès, tout au plus et à titre personnel, je la trouve plus dissuasive aux yeux de certains que vraiment efficace pour un DVDJon like…
NB: le débat sur la qualité du fichier sonore pour le mélomane lambda qui écoute sa musique sur une chaîne Kakaï à 400 euros et ce, dans un environnement sonore pollué, on en causera plus tard, j’abdique… ;)
More from author
@ mongolito404 : « même in-crackable, n’est utile que si appliqué à l’ensemble de la production[...] A quoi sert-il alors ? »
Ca dépends de l’objectif : couper le piratage ou, plus simplement, dédouaner Apple. Je suppose qu’ici c’est il s’agit simplement de dédouaner Apple… et puis ils préparent le terrain pour l’avenir, le CD n’est pas le média d’avenir.
« Les mélomanes aiment-ils la déformation du son liée à la présence de watermark ? »
Sincèrement as-tu entendu comment on masterise aujourd’hui ?
Ecoute un album récent… tu te rendras compte que la déformation du watermark est sans doute la plus faible des distortions que tu entendras. La musique elle est écrétée bien avant d’arriver au compresseur AAC.
More from author
@Prométhée : « Apple a joué récemment le jeu de l’anti-DRM pour se différencier de ses concurrents et tenter d’étendre son marché [...] »
Pas d’accord avec le récemment, il faut pas croire tout ce qu’on lit :-)
Les faits : le premier iPod n’avait pas de gestion de DRMs parce qu’Apple voulait d’un produit sans DRM, les documents de design qui ont filtré le montre, l’interview qui a suivi l’annonce d’EMI le rappelle à mi-mots : Apple n’a jamais cru aux DRMs, il ne les ont mis en oeuvre que poussé par les studios et l’aveuglement suicidaire de certains dirigeants que je mentionnais plus tôt.
« Quand tu as le dernier album de Suzanne Vega [...], soyons un peu honnête et décent. »
L’histoire du droit d’auteur est remplie de situations similaires. On a d’un côté une avancée technologique qui permet au public de consommer plus, plus souvent, de façon plus conviviale et plus rapide le tout avec des coûts de production qui permettent un prix ajusté.
On a de l’autre côté les acteurs traditionnels qui refusent de se remettre en cause et refusent de saisir l’opportunité.
On a au milieu une mafia qui remplit les trous délaissés par les acteurs traditionnels. Certes elle doit être combatue et son action doit cesser mais l’histoire que ce n’est pas tant devant les tribunaux qu’on la bat qu’en faisant sienne la connaissance du marché que cette mafia a mis en oeuvre… le tout dans un circuit légal et qui rémunère les acteurs, bien entendu.
C’est amusant parce que… je crois que nous sommes tous deux choqués de ces pratiques. Nous différons par contre sur la manière de le combattre.
Pour le dire plus clairement, je crois que le piratage comporte un aspect très négatif qui est qu’il ne rémunère pas les créateurs mais il comporte aussi un aspect très positif qui est qu’il montre comment accroitre fortement ses parts de marché en dévoilant de nouveaux usages qu’il suffit de faire rentrer dans le circuit légal. Et je crois que c’est la seule formule pour le battre vraiment.
« Pour être plus clair, combien d’albums de Suzanne Vega vendu sur son site pour des exemplaires échangés via Bittorrent ? »
De nouveau, la faute à qui ?
Je ne suis pas particulièrement Suzanne Vega et je n’ai pas le temps de vérifier donc je vais reprendre ton exemple. Si j’ai bien compris, il arrive sur iTunes bien après les réseaux peer-to-peer, donc tous les fans de Suzanne Vega l’ont déjà téléchargé ailleurs… forcément iTunes a une handicap.
Je ne vais pas nié que le prix soit une composante mais si une alternative légale existait, elle serait utilisée.
Je le vois chez des amis qui se désespèrent des pratiques de leur enfants (d’un côté pour la morale mais aussi parce que ça amène des virus, etc.) mais qui ne savent tout simplement pas comment y répondre. Ils sont ravis quand je leur montre iTunes et comment donner un peu d’argent de poche pour l’achat de musique.
Mais, encore une fois, que répondre à un enfant qui veut le dernier Suzanne Vega, dont tous les copains l’ont téléchargé alors qu’il n’est en vente nulle part ?
La notion de date de sortie n’est pas une demande des consommateurs.
« je suis très méfiant avec les usages sur la toile où une certaine idée de la gratuité, sous le prétexte du prix du cd/dvd/etc. »
La culture de la gratuité est un vrai difficultée, elle s’imbrique dans le piratage mais il a aussi des composantes propres.
« rien n’est blanc ni noir, tout est en nuances »
Comme tu dis.
« mais là, je dois lâcher le micro… »
Et moi je suis en mission à l’étranger le reste de la semaine. Bonne soirée.
More from author
@Benoît,
» le premier iPod nâavait pas de gestion de DRMs parce quâApple voulait dâun produit sans DRM, les documents de design qui ont filtré le montre »
Oui et alors ? Nous parlons de la situation actuelle et si bien que tel n’était pas l’objectif de départ, Steve Jobs a du engager un bras de fer avec des Majors tant sur les produits que sur les prix. Bilan ? Un compromis toujours controversé sur les prix dans le secteur et des DRM sur les fichiers.
Quand je dis que Apple a changé de position, c’est bien parce qu’il a fallu négocier, dont créer notamment une alliance avec EMI, et qu’ils savaient où étaient l’intérêt commercial et tactique dans les faits quand d’autres se fourvoient dans le tout au ceinturage. Ils ne sont du reste pas les seuls puisque le numéro 2 de la vente en ligne, eMusic, ne se loge pas aux DRM.
« Pour le dire plus clairement, je crois que le piratage comporte un aspect très négatif qui est quâil ne rémunère pas les créateurs mais il comporte aussi un aspect très positif qui est quâil montre comment accroitre fortement ses parts de marché en dévoilant de nouveaux usages quâil suffit de faire rentrer dans le circuit légal »
C’est un peu la théorie gratuite du dommage collatéral que l’on resort dans chaque débat et depuis moultes années, d’autant plus facile à formuler quand on est pas directement concerné par une vente d’album qui a nécessité des investissements et un temps de travail abyssal. Je comprends l’idée de fond mais jusqu’à présent, on attend toujours le modèle salvateur qui jaillirait de l’état de crise et de la révélation y afférente.
« Si jâai bien compris, il arrive sur iTunes bien après les réseaux peer-to-peer, donc tous les fans de Suzanne Vega lâont déjà téléchargé ailleurs⦠forcément iTunes a une handicap »
Quel handicap ? Dis moi, un artiste et sa maison de production ont-il encore le droit d’avoir un tempo propre ou bien faut-il tout aligner aux sentiments des plus pressés ? Cela devient surréaliste comme situation. Celui qui a mis les fichiers sur les réseaux P2P a probablement rippé les morceaux d’un album de promo dont la confidentialité avait été demandé (ex. journaliste). C’est juste le plaisir d’avoir le plus vite et dans la gratuité, point…il n’y a même pas une question pécuniaire comme les sites maffieux russes.
« Mais, encore une fois, que répondre à un enfant qui veut le dernier Suzanne Vega, dont tous les copains lâont téléchargé alors quâil nâest en vente nulle part ? »
Tout simplement que télécharger relève du vol, éduquer à la responsabilité et au respect du travail d’autrui ! Ton gamin vole une Wii au supermarché parce que ses copains ont fait pareil, parce que le produit est rare en stock et qu’il n’est en vente nulle part ailleurs, tu te contentes de hausser les épaules ou de théoriser ? Allons.
More from author
NB: désolé pour la typographie mais visiblement, le système de commentaires est assez web 0.1b
More from author
NB2: on reprendra cela plus tard ou à l’occase…Bonne soirée…
More from author