Shift Happens
17 mai 2007
8
Une présentation qui n’est pas toute neuve, mais qui a le mérite de recadrer certaines choses :-)













Sur le slide show machin chouette de mise en perspective :
In 2002 Nintendo invested more than $ 140 Million in R&D (31)
The US Fed. Gov. spent less than 1/2 as much on Research and Innovation in Education (32)
Quel est le sens de cette comparaison ?
C’est quoi Research and Innovation in Education ?
C’est de la recherche dont l’objet d’étude est l’éducation ? Alors évidemment c’est limité, y’a une foule d’autres domaines d’étude.
C’est de la recherche dans des institutions éducatives ? Mais quid alors de la recherche dans d’autres types d’institutions (militaire, scientifique pur, financement public de recherche privée…) ?
Ne pas oublier non plus qu’aux US l’éducation est largement financée au niveau local et au niveau des états.
Pour info :
Budget annuel 2006 du dépt. fédéral de l’éducation : $ 69,4 Milliards.
Budget annuel global de l’éducation aux US (public et privé, tous niveaux) : $ 1140 Milliards.
Budget éducation et recherche annuel 2006 pour la com. fr. de Belgique : EUR 5,7 Milliards.
–> Nintendo peut aller se rhabiller.
Si les autres chiffres sont traités de la même manière (entre autre la manière de quantifier le savoir humain, etc), on est en droit de remettre largement en doute ce petit slide show ;-)
In 2002 Nintendo invested more than $ 140 Million in R&D (31)
The US Fed. Gov. spent less than 1/2 as much on Research and Innovation in Education (32)
Quel est le sens de cette comparaison ?
C’est quoi Research and Innovation in Education ?
C’est de la recherche dont l’objet d’étude est l’éducation ? Alors évidemment c’est limité, y’a une foule d’autres domaines d’étude.
C’est de la recherche dans des institutions éducatives ? Mais quid alors de la recherche dans d’autres types d’institutions (militaire, scientifique pur, financement public de recherche privée…) ?
Ne pas oublier non plus qu’aux US l’éducation est largement financée au niveau local et au niveau des états.
Oh la belle apologie de la croissance !
« More is better »…
Euh, apologie de la croissance ? Le truc s’appelle Shift Happens et remet en perspective la caractère éphémère de ce que nous prenons pour acquis.
Il me semble que ta lecture se limite à une vision premier degré de celles des slides qui présentent l’explosion des volumes d’information et de connaissances.
Parce que j’ai l’impression que ce diapo’ est tout ce qu’il y a de plus premier degré. L’idée générale que cette présentation dégage, pour moi, c’est « Waaah, tout croît si vite ! Youpii ! Vive le monde moderne ! »
Et je ne vois pas en quoi la remise en question de l’éphémère que tu pointes contredit mon constat.
Slides 4-16 : « Les US ne sont pas si importants, ni les plus gros : la Chine et l’Inde ont une population plus importante et donc forcément plus de cerveaux ».
Slides 17-25 : « Le savoir humain évolue, nous ne savons même pas vraiment de quoi demain sera fait ».
Slides 26-28 : « Les US n’étaient pas « au top » il y a un siècle » (sous-entendu : ne le resteront pas).
Slides 30-32 : « Les US ne sont pas les mieux fournis en termes d’accès internet ou de budget éducatif ».
Slides 33-36 : « Internet prend de plus en plus de place dans la vie des gens ».
Slides 38-42 : « La quantité d’information générée par notre sociétée croit de manière exponentielle ».
Slides 43-52 : « Les outils techniques pour générer et gérer cette information voient leurs capacités augmenter de manière similaire ».
Conclusions : « shift happens » (que je traduirais dans ce contexte par « il est dans l’ordre des choses que des boulversements se produisent »).
Bon, maintenant je suis le premier à dire que c’est construit de manière décousue et présenté comme une pseudo-révélation révolutionnaire quasi-mystique (en fait je dirais bien que c’est très dans le genre de la gloriole web 2.0 habituelle, comme le cluetrain manifesto machin-chouette).
En plus les méthodes sont discutables, comme je l’ai souligné avec un cas facile.
Finalement, je suis d’accord aussi pour dire qu’il y a un ton « more is better » (qui participe d’ailleurs à ce côté prédicateur quasi-mystique)… mais il n’y a pas QUE ça, et je ne suis même pas certain que l’intention de l’auteur ait été de se limiter à ça.
Ah non mais je ne dis pas qu’il n’y a que ça. Mais c’est ce qui m’a particulièrement frappé.
D’accord aussi sur la gloriole web 2.0 … C’est d’ailleurs assez agaçant tout ce tintouin messianique.
Mmmmh, comme quoi on est d’accord finalement ;-)
Merci aussi pour « messianique », c’est le mot que je cherchais et qui ne me revenait plus !