Chiffres post-Katrina
François, à qui je dois encore une bouffe, nous livre quelques chiffres qui illustrent les conditions de vie post-Katrina à la Nouvelle-Orléans, là où il se trouve actuellement dans le cadre d’une recherche. C’est le Times-Picayune, 2 fois « Pulitzeré » pour sa couverture online de l’événement, qui revient avec ces quelques explications.
« Ainsi, la population de la ville, qui était de 437 200 habitants avant Katrina, avait chuté à 158 300 six mois après. Aujourd’hui, un an et demi après l’ouragan, seule la moitié de la population, 200 700 personnes, sont revenues. Cela veut dire qu’en un an, seuls 42 000 habitants ont décidé de revenir: la population a chuté de 54 %. La chute est encore plus spectaculaire dans le comté de Saint-Bernard, à l’est de la ville: ici, on est passé de 64 600 à 25 500, une chute de 61 %. Le nombre d’écoles et d’hôpitaux a chuté dans la même proportion: de 4000 à 2000 lits d’hôpitaux, et de 117 à 56 écoles publiques (64 000 élèves scolarisés dans les écoles publiques avant Katrina, 28 000 aujourd’hui). Chute encore plus spectaculaire pour les restaurants: on passe de 3718 à 1444, une chute de 61 %. C’est aussi pour cela que les gens ne reviennent pas… »
Pire, le programme de relogement d’urgence via la mise à disposition de 100.000 caravanes, s’enlise faute de traitement rapide des demandes
« Seules 66 000 ont effectivement été utilisées, et 45 000 le sont toujours aujourd’hui. Ce qui veut dire que pour deux tiers des gens qui ont reçu une caravane comme logement provisoire, ce logement est en train de devenir permanent. Et pourquoi cela ? Simplement parce que le programme chargé de permettre aux gens de reconstruire leur maison, le Road Home Program, n’a pour l’instant réussi à traiter que 3000 des 112000 dossiers reçus… »
Et j’apprécie particilièrement sa conclusion « Ah, si seulement Léon Casaert était là… » :mrgreen:













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