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Damien Van Achter http://www.bloggingthenews.info/wp-content/themes/Davanac-Equium/images/medias-internet.png http://www.bloggingthenews.info/wp-content/themes/Davanac-Equium/images/up-running2.png

Carte Blanche à Denis Verloes: « De la musique en général et des DRM en particulier »

Cela fait un bout de temps que les réflexions de Denis me titillent l’hémisphère gauche. N’étant toutefois pas un spécialiste de la chose comme lui peut l’être, à travers notamment son expérience professionnelle ainsi que de sa passion pour les belles notes (cfr. www.benzinemag.net), je lui cède volontiers les commandes de ce billet.

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"Ce qu’on se garde bien de nous dire…. Et que bien sûr on ne nous dit pas…."

Faudrait pas qu’on flaire le coup quand ils nous rejouent sur toute la gamme « on est malheureux, vous êtes des méchants »

Bon en même temps ça demande à être avéré…

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-732446,0.html

Extrait :

L’essor de la diffusion par la téléphonie mobile. Selon
le SNEP, le marché de la musique numérique a atteint en France de 30 à
35 millions d’euros. 20 millions de titres ont été téléchargés
légalement en 2005, contre 2 millions en 2004. Cette augmentation
s’explique par une offre de plus en plus large sur les plates-formes
légales (750 000 titres fin 2005, 1 million dans quelques mois). Majors
et indépendants se sont lancés dans la numérisation complète de leur
catalogue. Dans le monde, 419 millions de titres ont été téléchargés
légalement en 2005, contre 156 millions en 2004 (+ 169 %). Si cette tendance se confirme en 2006, beaucoup espèrent un rééquilibrage du marché musical, voire un retour à une progression
.

Je
vous invite à lire cette phrase qui si elle est avérée me perpétue dans
l’idée, que la survie de l’industrie musicale est dans la « niche ».
D’où ma réflexion de ce mercredi soir…

-  1) a ceux qui peer to pisent gratos>
fourguer plus de concerts (d’ailleurs déjà globalement plus chers à
l’entrée. En Belgique, encore plus flagrante depuis l’arrivée de Clear
channel dans le monde des salles de spectacles). Donner aux gens
l’envie d’aller à ces shows (merde les gars on est à l’heure du 2.0… a
quand le parrainage façon France /Belgique Loisirs sur les entrées ?
Une place offerte au parrain qui refourgue des achats de places à N
filleuls, un concert mensuel à choisir sinon on t’offre le « grand
concert du mois », des abonnements salle de concert comme on a des
abonnements au Parc des Princes –enfin avait, parce que cette saison,
je plains les abonnés ; ou encore des abonnements à un groupe. (Chaque
année, tu t’abonnes au fan club de Bloc Party et tu as droit à ta place
gratos quand ils passent dans ta ville, des affiches rien que pour toi,
un t shirt de temps en temps…) En gros du maketing quoi… mais plus
appliqué à l’objet CD, mais bien plutôt à l’objet « groupe ».

-  2) à ceux qui continuent comme des cons (moi quoi) à préférer un vrai beau support CD,
de qualité audio efficiente (mais si vous savez, avec les basses qui
collent pas et le mi aigu qui tinte) avec un beau livret qu’on manipule
dans le canapé (avis à messieurs les concepteurs de Tite Live, outil de
merde pour écouter les albums à sortir depuis son pc sans les
récupérer, les chroniqueurs de merde que nous sommes s’assoient encore
sur les sofas, dans leurs voitures, sur les sièges de leurs deux roues
pour écouter les albums dont ils parlent)  des CD aux alentours de
12/13 euros (soit le prix d’un ancien vinyle en Belgique, puisque les
coûts de fabrication vinyle/cd n’ont aucune commune mesure, le premier
support coûtant beaucoup plus cher à presser). A 13 euros tu
t’autorises encore toi pauvre petit CSP même pas + à te laisser guider
par l’achat d’impulsion, parce que c’est facile, que l’occasion a fait
le larron ou que t’as entendu deux trois titres sympa sur France Inter
et lu une chronique bien foutue sur www.benzinemag.net.

-  3) A ceux qui ont dématérialisé leurs supports,
mais pas leur portefeuille ; multiplier les accès à des points de vente
payants (opérateur, bornes, supermarchés, gares, Gallery (sms sur les
affiches dans les transports etc.) pour aller chercher, euh non créer
l’envie, dans les moments où on s’emmerde (ex : ce matin une pub pour
un concert de Florent Marchet dans le métro, m’a rappelé que j’ai pas
encore écouté son album…. Quand je suis dans le métro je m’emmerde….
Faudrait pas beaucoup pour que depuis la version mobile de mon Inrocks
préférés par exemple j’aie accès à un avis éclairé de JD Beauvallet, la
possibilité d’entendre quelques morceaux, puis sur le quai ou direct
dans la rame, si la ratp joue le jeu du réseau bien accessible dans
tous les tunnels et stations…. Le temps de me télécharger l’album et de
l’écouter (ben vi j’ai une heure trente entre la gare de Yerres et la
rue de Paris à Boulogne).

-  N.B : Pour ce type de non-support3),
je ne suis d’ailleurs pas contre la DRM. Style pour éviter de
cannibaliser trop facilement le point 2) et même lui donner des chances
supplémentaires. Par contre, il est temps que les Itunes, virgin mega,
SFR et autres passent un accord avec une boîte (accord
payant s’entend, mais pas répercuté sur le consommateur, puisque on
imagine ici un accroissement des ventes tel que repéré par Le Monde.
Qui dit ventes dit bénef, et possibilité d’augmenter le service : ben
si, c’est au nom de ça qu’on nous vend toujours mondialisation et
capitalisme et jamais au nom du droit à Johnny d’aller placer l’argent
des Français qui l’aiment quelque part dans l’économie Suisse ou Belge
-lui n’a pas réussi, sur le second point, mais d’autres si… Sauf
Miossec qui est parti à Ixelles pour le goût de la bière, parce qu’on
peut pas dire qu’il vive richement-
), boite qui se
chargerait de fournir le service au consommateur d’héberger à vie tous
les achats dématérialisés, du consommateur de musique dématérialisée.
Ceci ne permet pas de stopper le piratage (suffit de fourguer ton mp3
via le site de stockage sur le lecteur de ton pote), mais le retarde
parce qu’oblige à passer par le web pour aller dupliquer le contenu
acheté sur un autre support, à toi ou pas ; permet de faire flipper les
pirates (tu te ballades avec de la DRM qui n’est pas à toi… si on te
repère et du coup retirer au mec qui l’a acheté vraiment, le droit de
le retélécharger depuis son site de stockage. Tu gruges, tu te fais
spotter… le MP3 du mec qui te l’a filé est grillé, charge à lui de le
retélécharger payant). Ce système enlèverait les flips des mecs comme
moi qui sont plutôt gaston lagaffe ou distraits. Tu te fais chourrer
ton ipod, ton phone tombe dans l’eau, ta maison brûle, tu passes d’un
Ipode nain no à un bel archos de 80 Go ou tu es contraint de formater
ton disque dur, => ta musique est saine et sauve pour toujours (ce
qui n’est d’ailleurs pas le cas en 2) ni en 1) et est une incitation à
notre désir de possession habituel sur les choses).

Et
là le futur serait vraiment définitivement en marche en laissant
d’office des gens sur le carreau (comme à la fermeture des charbonnages
pour les énergies d’avenir, ceux qui s’évertuent à nous vendre des
« albums » sur CD à tous prix… consommation matérielle qui ne plait pas
à mon côté Nicolas Hulot mais sustente ma boulimie de possession), mais
aussi en recréant le métier de « marketeur/manageur » de groupes. Tout
se tournant du coup autour du « groupe » de l’artiste et de ses
productions plutôt qu’autour du CD de…

Parce
que moi ça me dérangerait pas de voir SONYBMG, Warner ou Universal se
réinventer en « placeurs/promoteurs de produits musicaux divers (dont
concerts) » plutôt qu’en vendeurs de tapis euh non de CD’s.

Pour
conclure cette longue réflexion par essence inutile (24h09… ah ouais
quand même), je vous renvoie à cette vidéo citée par Loic qui meurt où
l’on apprend en filigrane que Sarko contourne la DRM en demandant à une
personne de son assistance, de lui transférer une sonnerie de mobile….
Hébé bravo Nico ! (je déconne oh ça va, mais j’avais pas de chute à ma
bafouille)

http://www.loiclemeur.com/france/2007/01/premier_btisier.html

Denis Verloes

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15 Comments

    Que tout cela est très nébuleusement écrit… (j’y pige rien, quoi)

  • J’ai pas tout compris, mais que ceux qui croient que les DRM gènent les peer-to-pisse aillent voir si il y a moins d’échange de version numériques illégales d’oeuvres protégées par des DRM… Parce que, en fait, les DRM ça n’emmerde que les gentils consommateurs qui achètent et paient et ça ne change rien pour ceux qui ne paient jamais rien.

  • ouais je confesse, en relecture, je me suprends à la même nébulosité.

    Effet premier jet, enthousiasme et faire partie du fan club de Marcel Proust

  • Mongolito> c’est exactement ce que j’essaie très mal de dire.

    La musique doit s’adresser à des niches. Si tu peer to pise, tu trouveras toujours le moyen de le faire à l’oeil. Sauf que si un achat légal se cumulait avec le t shirt officiel de, une place de concert, des goodies marrants… tu aurais plus’ envie de ces objets que de la musique en elle-même. Tu pourrais t’afficher « fan de » et pas uniquement « possesseur de l’album de ». du coup l’album devient un des éléments de l’univers d’un artiste ou d’un groupe. en fonction de tes sympathies, tu choisiras de posséder la musique gratuite de mecs que tu écoutes, mais sans plus, ou de payer pour avoir le droit au concert de, le t shirt de etc. de groupes que tu aimes vraiment et dont tu as envie de compléter la musique par l’appropriation de leur univers.

    Dans ce cas, acheter un truc c’est devenir membre d’un club très fermé: les gens qui aiment Cure ou ceux qui aiment Johnny. Les mecs ils font déjà ça en partie avec les coffret collector et autres mais ça reste toujours au niveau du « support ». Quand Johnny sort son N ième best of avec les mêmes titres que d’hab ou presque, mais que tu peux acheter le packaging, mettons sa tête grandeur nature, y’a toujours des motivés pour se procurer l’objet, parce qu’il s’agit plus d’un objet de leur collection, de leur relation intime avec Johnny, qu’un nouvel opus de la star.

  • moi j’aime bien toutes ces locutions, ce ton « je me prend pas la gueule », ça fait tout sauf discours convenu et polissé …. ça charcute la langue et ça fait péter les idées ….
    Ca ne ressemble pas à la Carte Blanche du Soir, certes, mais ça a le mérite de lancer la discussion. Denis, tu gardes la main dans les com’ pour éclaircir certains points ou gratter plus loin.
    @Serge: ça te rassure si je te dis que moi non plus ? :-)

  • Moi j’aime pas les cartes blanches qu’on comprend pas !

  • apparemment comme bcp, la carte était plus grise que blanche mais suffit de relire et tout devient clair. Bref !

    Avant, le chanteur faisait des concerts pour vendre des disques. A présent, le support cd devient un présentoir (la tête de gondole) pour le concert.
    Je n’achète plus d’album depuis bien longtemps. Par contre, je vais à un tas de concerts.

    Quand je dis concert, je ne parle pas d’Indochine, U2, Red Hot, Ben Harper et d’autres daubes de ce genre.
    Plutôt de plus « petits » concerts, près de chez vous où se cachent bien souvent tout un tas de groupes et donc de concerts qui
    1. vous coûteront déjà beaucoup moins chers
    2. sont tout aussi « bandant » (scusez de cette expression primaire)
    3. feront vivre tout autant de monde, si pas plus (techniciens, monteurs, musiciens, cafetiers, organisateurs, …)

    Tout ceci pour dire que DRM ou pas, ce n’est plus là que se trouve l’intérêt et donc l’argent pour les musiciens.
    Faites un show « bandant » (je ne peux pas m’empêcher) et le public vous suivra. Juste un exemple, allez deux : les massacrés belges (www.massacresbelges.be) et le DourFestival, deux sujets que je maîtrise très bien.

    les Massacrés qui, au-delà de la musique punk, garage, … (qui ne plaît pas à tous, certes), arrivent à faire des dizaines de dates (et seront même en tête d’affiche à la Boutik Rock en février, ce qui n’est vraiment pas rien) tout ceci avec beaucoup d’énergie et très peu de sous-sous. Pourtant, derrière, les cds se vendent. Evidemment, ils ne peuvent pas en vivre pour l’instant.
    Deuxième exemple : le DourFestival. Ou plutôt les groupes qui y jouent. Ils ont aussi (80% de la programmation) très peu de moyens mais ce n’est pas pour ça qu’ils ne me font pas vibrer. Ils me font plus vibrer que le plus ‘gros’ concert de Werchter.

    Bon, je m’éloigne du sujet et j’en deviens tout aussi clair que Denis :).

    En résumé, on s’en tape des DRM ! C’est de la branlette intellectuelle pour marketeux qui voient leur bizness leur filer sous leurs doigts crochus.

    Téléchargez, échangez et allez voir les concerts !

    petit détail, ce n’est plus Clear Channel mais LiveNation à présent.

  • Amen!

    même si à mon sens album>concert> marketing « fan » sont à placer dans une économie dite de niche où chaque élément de cette trilogie ira trouver le medium (cd,MP3) et le public (cdiseurs, mp3payants, Mp3volés) qui convient.

    Ensuite à chacun de ces publics et supports, on proposera un petit « plus » qui sera digne de l’achat ou non achat fait.

    => pousser les voleurs à « acheter » plus des concerts +goodies (et pour moi aussi je préfère les petits aux gros)

    => pousser les acheteurs de cd à en acheter avec du packaging +goodies ad’hoc

    => pousser les mp3 acheteurs à consommer, en leur offrant une offre généreuse, des points d’accès multiples, et une facilité d’usage ainsi que de stockage.

    merci Koolman, je croyais vraiment que je parlais le slobodomoldave ;-) et ça m’inquiétais quand même un peu sur ma santé mentale

  • pour ma part:
    - les concerts me semblent être la seule « valeur ajoutée » d’un groupe qui vaille la peine de payer (plus quelques goodies, exclus,etc). Le live est le point d’orgue, le moment de partage suprême, l’expérience transcendantale en communion avec le groupe. Rien de tel que de sentir les basses te tromblonner les tripes et sentir la foule en mouvement autour de toi pour savoir que sortir ton portefeuille n’était pas inutile. Or, pour savoir si je vais ou pas à un concert, je dois pouvoir me faire une idée de ce que le groupe va me proposer 1) comme musique, 2) comme gene de gus qui sont derrière. D’où l’importance de pouvoir s’immiscer dans les coulisses de la formation. Basta les interviews chrono en main dans un hôtel quelconque.

    2) sur les DRM: pour moi, il y a moyen de jouer la viralité en permettant à un acheteur de « revendre » un morceau et de conserver une part du prix de vente. Si tu « vends » de lamerde, tes potes n’acheteront plus, tu ne ganeras pas de tunes. Si tu leur refile de la bombe, tes potes en redemanderont et tu pourras espérer te faire un joli pactole.. genre système pyramidal oùm tout le monde gagne, l’artiste en premier … D’après un autre Denis (Balencourt) Microsoft aurait déjà déposé un brevet en ce sens … pfff, sont rapides à Redmond :-)

  • accepter les DRM c’est retomber dans le même système que les CDs. Et ce que veut faire Crosoft est de la vente de cd déguisée en DRM libre.

    Les pauvres petits choux (les chanteurs) qui pleurent parce qu’on leur vole leur gagne-pain. C’est la conséquence de l’engrenage qu’ils ont eux-mêmes mis en place. Leur empire s’effondre parce qu’ils ont trop pressés le citron.
    Si leur but premier était le plaisir de faire de la musique , honnêtement, ils ne pleurnicheraient pas.
    Evidemment, quand on veut le même château que Jean-Jacques Goldman ou la même Mercedes de la dernière couverture de Voici, on essaye depresser le consommateur jusuq’au trognon.

    Je n’aime ni les goodies, ni les cds design, ni les posters gratuits à l’achat du dernier best of, je veux de la ‘bonne’ musique, que j’aime, qui me fait vibrer et je suis prêt à payer pour ça.
    Et comme toute relation ‘amoureus’, elle doit être honnête et partagée des deux côtés.

    (j’ai écrit ça d’un jet alors scusez pour les éventuels incompréhensions :)))

  • Hoy,

    Plutôt d’accord avec la dernière intervention de Koolman, surtout quand il dit « Je n’aime ni les goodies, ni les cds design, ni les posters gratuits à l’achat du dernier best of, je veux de la ‘bonne’ musique, que j’aime, qui me fait vibrer et je suis prêt à payer pour ça. ».

    Je mettrai d’ailleurs ça en face de la remarque de Damien « les concerts me semblent être la seule « valeur ajoutée » d’un groupe qui vaille la peine de payer. Le live est le point d’orgue, le moment de partage suprême, l’expérience transcendantale en communion avec le groupe. » Là je ne suis pas d’accord. Il y a de la musique qui n’est pas particulièrement intéressante en live. Il y a, pour toute une panoplies de raisons diverses, de la musique qu’on n’a pratiquement jamais l’occasion de voir en live. Il y a de la musique, sans doute, qui n’a pas de sens en live.

    Perso j’aime BEAUCOUP prendre le temps d’écouter un CD masterisé un peu correctement (i.e. une vrai dynamique accoustique et pas « tout à fond »), assis dans mon sofa comme Denis. J’aimerais aussi que ce type de comportement ne devienne pas réservé à une élite, et que le CD ne devienne pas un produit de luxe face à un marché de masse démmatérialsé. On peut rêver.

    Ceci étant, bon, les DRMs tout le monde en parle. Quand on essyait d’en parler il y a 3-4 ans on passait pour des geeks technophobes qui se trompaient de priorité dans la vie, alors finalement je ne sais pas si j’ai encore envie de m’agiter là-dessus. « Le monde aura ce qu’il mérite » (mmmh, oui, je suis un peu misanthrope à mes heures).

  • Rien de tel qu’on bon concert de Gaston Lagaffe et de son gaffophone… yeah. Rock ‘n roll

  • Alors, ce que je crooooooa, c’est que :
    1. Le DRM est une dégueulasserie « éthique » au même titre que le droit de propriété quand à l’utilisation de représentations de monuments historiques et de sites naturels. Pirater ce genre de mesure de merde est une nécessité citoyenne ;-)
    2. Dans la caboche des gros patrons de labels, il est probablement déjà programmé que le CD va plus ou moins être euthanasié d’ici 5 à 10 ans. Il n’y a donc nul besoin de rajouter gadgets et goodies pour combler une érosion des ventes. Ce qu’ils vont sans doute faire, c’est même tout le contraire : pousser massivement au download légal, ringardiser le CD, régler toutes ces questions de droits et de compatibilités afin que la « musique virtuelle » devienne la nouvelle façon massive de consommer de la musique. Le CD continuera à exister, tiré à moins d’exemplaires, vendu comme un objet de luxe pour les véritables fans et les vieilles générations ayant un peu de mal à l’idée du tout au computer…
    3. A moins de faire une chasse systématique aux plateformes de téléchargement illégales, truffer les fichiers de virus, rendre tout cela inutilisable… Il n’y a sans doute AUCUN moyen d’empêcher les gens de downloader illégalement et je pense, dans une certaine mesure, que le téléchargement illégal va plus ou moins être toléré ou du moins pris en compte dans les calculs comptables des grosses firmes comme jadis les copies K7 vendues sur les marchés asiatiques, russes ou arabes. Quelque chose d’emmerdant mais contre lequel on ne peut pas grand-chose, sinon de temps à autre, se pavaner quand les autorités parviennent à casser une filière.

  • Amen aussi Mateusz…

    C’est parce qu’ils vont nou jouer le coup de la ringardise du CD qu’ils vont se planter. Parce que je suis sûr que la viabilité de ces futures « entreprises » n’est plus dans la seule vente de « musique » mais bien plutôt de « projets musicaux ».

    Chaque groupe/artiste devrait à mon sens être pensé comme:
    - une musique fixée sur support
    - un « live »
    - un univers

    après derrière, à chaque type de public on fournirait son type de produit, au lieu de tout miser sur un seul (style comme tu l’imagines en ringardisant le CD)

    - au minots boulimiques d’IPOD, des MP3 drmisés ou non, mais clairement « portables » d’un support à l’autre, et mieux, récupérables depuis un site de stockage, si ta maison brûle ou que tu te fais larder de coups de couteaux en te chourrant ton ipod ou ton phone/walkman. Chaque MP3 qu’on ACHETERAIT dans ce cas, serait vendu comme de la musique + la possibilité de sauvegarder « à vie » sa musique = > ca recrédibiliserait l’intérêt à acheter un MP3.

    - au mecs qui aiment pas d’acheter et qui slskisent ou emulent… Multiplier les offres de concerts, et fidéliser les mecs dans les salles par des systèmes d’abonnement ou de « grand concert du mois »… bref des trucs qui permettent aux artistes + tourneur/label (un nouveau métier à inventer) de planifier ce type de vente et en tirer un bénéfice.

    - au vieux qui aiment les CD, des CD à prix abordable et bien packagés (ben vi moi aussi j’aime bien les digipack qui me rappellent de loin les vinyles, ou les artwork un poil originaux, par contre je déteste quand on me refourgue ce genre de +produits avec des prix de fous (des fois passé 20€ ici à Paris), alors qu’on connait tous à peu près le prix de revient d’une gravure, du support et les coûts d’un graphiste, DA, artiste (demandons aux maisons de disque de publier la part qui revient à l’artiste sur chaque album vendu vous seriez verts).

    - Au djeun’s qui kiffent l’identification à un groupe (merde les gars, je suis le seul à m’être fait un plumet new wave, poussé ma grand mère à m’acheter des badges en tissu, et acheter le poster de boys don’t cry pour ma chambre), des « objets » musicaux qui affichent visiblement l’appartenance de l’auditeur à sa musique. Les nouvelles technologies devraient donner plus d’idée… a quand les supports vraiment marrant pour mettre tes MP3 et les porter (je sais pas moi le bracelet clouté usb+MP3 marilyn manson que tu portes autant pour le fun que pour la musique….)

    - et en fait effectivement la DRM n’a aucun sens. 1) elle n’empêche aucun piratage… y’aura toujours des mecs pour trouver le twist et se mettre à sharer 2) ca augmente l’inimitié du consommateur avec les maisons de disque et les artistes 3) ca saoule quand tu te mets les MP3 d’un album sur ton pc au bureau et que ça se met à crisser dans Itunes, parce que ton pc se rappelle pas que toi tu as effectivement acheté l’album mais t’as oublié de le radiner au bureau…

    Bref repenser les marchés de la musique. Sortir le boulot des maisons de disque de la simple « épicerie » de titres apposé sur des supports (comme ils se définissent essentiellement aujourd’hui) mais bien plutôt des « promoteurs » d’artistes, en version multicanal (promo, concerts, supports, marketing fan…) et multi objets. En plus je suis sûr que Univ ou Sony et consors ont déjà des mecs en interne capables de faire ça, mais ne bossent pas dans le bon sens. La vente de support c’est du passé… faut qu’ils se repensent vendeur de groupe « image+musique » et trouvent le moyen de rentabiliser ce binôme. Et du coup compenser ce qui est perdu en vente de support par une augmentation de la vente d’image.
    Mais ça sont ptêt trop dinosaures pour y penser.

  • Je crois que ce que tu proposes n’est pas souhaitable.

    Vendre des disques, organiser des concerts, créer des univers d’artistes, licencier des produits dérivés… sont des métiers fort différents, qui font vivre des personnes aux compétences variées, permettent à des entreprises diverses de vivre et grandir…

    Si tout cela devrait être centralisé, si par exemple Universal devait s’occuper de tout ce qui touche un nouveau groupe punk, d’abord toutes ces compétences se retrouvent au chômage, ensuite le groupe punk est géré dans un portefeuille d’artistes par des employés d’Universal, probablement toujours les mêmes.

    Cette hypothèse n’est pas caricaturale, c’est exactement ce qui se passe en ce moment en Angleterre où suite aux succès de Franz Ferdinand et Arctic Monkeys, des groupes de la même mouvance sont signés à tour de bras par de gros labels qui ne savent ensuite pas quoi en faire parce que ça fait 10 ans qu’ils s’occupent de house et de variété et qu’on ne vend pas du rock au public de la même façon qu’on lui vend de la house et de la variété.

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