Campagne contre les violences conjugales
« Un homme qui maltraite sa femme, apprend la violence à ses enfants » tel est le nouveau slogan de la campagne télévisuelle de lutte contre les violences conjugales de La Fédération Nationale Solidarité Femmes (En France).
Je ne sais pas quoi trop penser par rapport à ce spot…. D’un côté, je me dis qu’il faut parfois montrer crûment les choses pour marquer les esprits, et en même temps, je ne suis pas certain du tout qu’il s’agisse, dans ce cas-ci, d’une réelle plus-value pour la cause défendue. Autant la violence psychologique du père est bien évoquée (y’a pas que en mettant des tatannes dans la gueule qu’on est violent), autant celle purement physique du fils est moins compréhensible … En fait, c’est peut-être justement parce que je ne comprends pas que je ressent cette gêne … Et puis, même si la proportion doit être faible, je suis sûr que les violences conjugales ne touchent pas exclusivement que les femmes …













Je ne sais pas trop quoi dire… mais je pense que la manière forte, utilisée ici, est l’une des moins mauvaises…
De toute façon, s’il n’y avait pas de babouin pour terroriser leur femme de la sorte, on ne devrait pas faire ce genre de spot…
Ben pour avoir suivi le sujet en profondeur pendant un an, grâce au mémoire que ma compagne a fait sur le sujet, le simple fait de faire un spot et le diffuser est déjà le plus important.
En terme de communication (je vous renvoie au mémoire en question), il faut savoir que les médias, sont les plus « éloignés » des femmes battues, alors que ce n’est que par leur intermédiaire que l’opinion publique (nous) peut être sensibilisée et interpelée. Ce sont donc les autres acteurs, comme la justice, les structures d’aide et les institutions qui doivent faire le travail nécessaire pour remonter le message jusqu’au médias. Dès lors, le fait que le spot arrive jusque là et soit diffusé montre un travail actif sur le terrain, avec un potentiel réel d’effet.
La situation restera la même tant que les acteurs ne parviendront pas à se coordonner. En juin 2005, Vanessa a pu observer les premières initiatives de coordination se créer, mais nous n’avons plus suivi cela depuis…croisons les doigts.
Je peux envoyer le pdf du mémoire si ça botte quelqu’un, il suffit de m’envoyer un e-mail:
Taelemans, Vanessa, « Le rôle de communication dans la problématique de la violence conjugale », ULB, 2005