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Damien Van Achter http://www.bloggingthenews.info/wp-content/themes/Davanac-Equium/images/medias-internet.png http://www.bloggingthenews.info/wp-content/themes/Davanac-Equium/images/up-running2.png

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5 Comments

    A titre personnel, je trouve que ce constat est tout simplement simpliste et stérile. Cela sent un peu la conclusion bon marché qui actionne la gachette du lapidage.

    C’est moins le capitalisme et la mondialisation qui sont responsables de la moindre proportion des femmes à des postes de responsabilités (politiques et économiques), que la manière dont nos sociétés sont organisées.

    Si l’auteur de cette phrase avait pu comparer ce qui se déroule en France par comparaison aux pays nordiques qui ont enfanté des groupes industriels bien loin de la décroissance et de l’anticapitalisme comme Nokia, Saab et Scania, même si l’égalité des genres n’y est pas parfaite, il aurait pu prendre un peu plus de recul.

    De la même manière, il ne faut pas avoir obtenu une maîtrise en anthropologie à l’Université de Yale pour savoir que les dernières sociétés primitives du globe ne présentent pas toutes non plus des schémas parfaits d’égalité.

    La question des genres est beaucoup plus complexe que des simplismes jetés en pature. Il intervient des variables déterminantes comme le degré de développement d’une société, de l’éducation, des systèmes sociaux (crèches, couverture médicale, allocation familiale,etc.) et d’évolution culturelle.

    Capitalisme et mondialisation seraient la panacée ? Ce n’est pas ce que j’induis, seulement, nous vivons une époque où il est devenu commun d’abuser de références un peu creuses, le « marketing bien-pensant », pour dénoncer les travers de nos sociétés.

  • mmm, je trouvais la formule bien torchée. Maintenant, je ne sais pas poourquoi, mais je me doutais aussi que tu allais réagir ;) C’est le propre des phrases choc de ne pas faire le tour d’une question.. cfr le débat sur France 2 hier sur « peut-on critiquer les réligions ». Ce fut un joli pugilat verbal avec figures de style et envolée lyriques. Mais sur le fond … nada ou presque
    Ceci dit, et sans vouloir relancer les succulents débats sur le libéralisme, force est de constater que dans la vie de tous les jours, une femme de 25 ans est bien plus intéressante pour une société lorsqu’elle affiche un petit cul bandant qu’un gros ventre parturiant …

  • Aaah mais ma réponse n’empêche pas que je reconnais à chacun le droit d’apprécier le propos :)

    Je suis entièrement d’accord avec ta conclusion mais cette dérive n’est pas le propre de l’économie libérale. Même les plus grands régimes communistes du globe, ceux qui se vantaient tant du « progrès » linéaire, ne se sont jamais gênés pour envoyer les femmes à la cuisine, passée la photo de groupe à l’usine ou au kremlin pour l’édition internationale de la Pravda.

  • J-L Murat est en grande forme sur la vidéo du post linké. :D
    Décidément, j’aime assez ce gaillard. :D

  • @ « promethee »

    Bien sûr, cette petite phrase est lapidaire, donc caricaturale et éminemment discutable si on la scrute avec Hubble. Mon propos n’était pas, à ce moment-là, de formuler une analyse sociologique fine de la question paritaire dans l’univers entrepreneurial mondialisé, mais bien de marquer mon indignation face au témoignage affligeant d’une femme qui paie le prix fort de ses chromosomes XX passé 30 ans dans la multinationale de Carlos Ghosn.

    Curieuse logique dans les arguments invoqués: le fait que le communisme ait confiné la femme au foyer n’exonère en rien le capitalisme d’une accusation de « machisme économique » dont Stéphanie Gonier est la funeste victime. Les systèmes idéologiques que sont communisme et capitalisme s’accommodent tant l’un que l’autre d’une moralité au rabais hard-discount, et ce n’est pas en vomissant sur l’un que l’autre se refait de facto une virginité éthique. D’ailleurs, chaque fois que quelqu’un a l’outrecuidance de formuler des réserves sur le système capitaliste, ses plus fidèles émissaires (?) sortent systématiquement du bois en brandissant la carte rouge du communisme-qui-était-bien-pire. Ce n’est pas un argument rationnellement valable et ce n’est pas du tout le débat. Pour que les choses soient claires, j’exècre, comme tout démocrate qui se respecte, la façon dont les « idéaux communistes » ont été dévoyés chaque fois qu’un pouvoir a tenté de les mettre en pratique. Cela dit, je déplore que ce vieux réflexe pavlovien « de la carte rouge », systématiquement gravé dans le BIOS limbique des soixante-huitards passés « du col Mao au Rotary », parasite depuis des années l’embryon de « débat » sociétal – plus que jamais nécessaire – sur les fondements idéologiques du « système » mortifère dans lequel nous évoluons quotidiennement.

    Sur le capitalisme nordique, il n’est pas inutile pour nuancer quelque peu les « success stories » de façade que vous évoquez, de lire l’ouvrage « Ikea, un modèle à démonter », publié cet automne chez Luc Pire par cette « Al Qaeda tiers-mondiste » (et sans aucun doute crypto-communiste) qu’est l’ONG internationale Oxfam (dont je n’ai pas manqué d’épingler, en juillet sur mon blog et ailleurs, certaines incohérences éthiques à mon sens – cela dit en passant).

    @ Damien

    Ton coup de gueule à l’origine de cette discussion, sursaut de lucidité, n’est pas sans me faire penser à l’essai salutaire d’Alain Accardo (ce sociologue français qui s’est intéressé à la situation des journalistes précaires 10 ans avant l’AJP) intitulé « De notre servitude involontaire » (90 pages chez Agone) que je me permets de te recommander au passage.

    Bonne nuit.

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